‹ Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteusesChapitre 97 sur 146 · VINGT-TROISIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-TROISIÈME LEÇON

4 juin 1856.

SOMMAIRE : Le curare agit exclusivement sur les nerfs moteurs. — Expériences. — Il 1. lisse intacts les neri's sensitifs, les muscles et tous les autres I issus île l'organisme, — Expérience sur la respiration musculaire. — Indépendance spéciale des mouvements du cœur, leurs rapports avec le âptèrôe nerveux. — Un phénomène analogue semble se produire dans d'autres mouvements musculaires.

Messieurs,

Dans cette réunion, nous ferons, dans le but de pousser plus avant l'analyse de l'action du curare sur le système nerveux, quelques expériences dont je vais préalablement vous rendre compte.

Vous savez qu'il y a deux ordres de nerfs, les nerfs de sentiment g, les nerfs de mouvement a (fig. 24). Or, ces deux éléments nerveux peuvent être affectés isolément.

Nous avons déjà dit que l'action du curare sur le système nerveux s'exerce de la périphérie au centre; que tandis que la strychnine agit primitivement seulement sur les nerfs du sentiment, le curare agit d'une manière absolument différente, et toujours primitivement, sur les nerfs du mouvement.

Une grenouille qui est empoisonnée par le curare reste dans l'immobilité quand on la pince, mais on ne peut pas conclure pour cela à la perte de sensibilité, les animaux ne pouvant traduire leur sensibilité à une excitation déterminée que par des mouvements.

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