CELLULES PYRAMIDALES
en est de plus volumineuses, qui occupent la partie moyenne de la substance grise. Enfin, il existe des cellules pyramidales dites géantes, décrites avec soin par Betz et Meirzejewsky, et dont le diamètre atteint quelquefois 0 040 à
0 050, c’est-à-dire égale le diamètre des grandes cellules
ganglionnaires dites motrices, des cornes grises antérieures de la moelle épinière (1).
Mais ce n’est pas seulement sous le rapport des dimensions qu’il y a lieu d’établir un rapprochement entre les cellules des cornes antérieures de la moelle et les grosses cellules pyramidales. Il existe, en effet, entre ces deux sortes d’éléments de très manifestes analogies de stucture. Ainsi, outre les prolongements protoplasmiques qui se ramifient et se subdivisent, on trouve encore dans les grosses cellules pyramidales et particulièrement dans les cellules • gigantesques, une disposition bien caractéristique qui consiste en un prolongement spécial, indivis, identique au prolongement cylindrique décrit par Deiters sur les cellules ganglionnaires spinales. C’est, dans un cas comme dans l’autre, un filament grêle à son origine et qui va ensuite s’épaississant légèrement à mesure qu’il s’éloigne du protoplasma cellulaire. Par des dissociations heureuses il est possible, à une certaine distance de la cellule, de voir ce prolongement se recouvrir d’un cylindre de myéline. Toutes ces explications montrent bien qu’il est impossible de méconnaître les analogies qui, malgré les différences de forme et de siège, rapprochent d’une part les grandes cellules pyramidales de l’écorce cérébrale et d’autre part les cellules motrices des cornes antérieures. Ces analogies avaient d’ailleurs été pressenties déjà par M. Luys, et j’aurai bientôt l’occasion de les mettre de nouveau en relief.
Or, Messieurs, les plus grosses de ces cellules pyramidales, et surtout les cellules géantes, ne se voient pas indif-
(l) Voy. p. 21.