PREUVES CLINIQUES ET ANATOMO-PATHOLOGIQUES
la voie que nous parcourons (1), celles de son compatriote, M. Rosenthal (2), celles que j’ai recueillies à l’hospice de la Salpétrière, celles enfin que M. Veyssière et M. Rendu ont rassemblées, le premier dans sa thèse inaugurale (3) ; le second dans sa thèse pour l’agrégation (4).
Du concours, en effet, et de la comparaison de ces observations, il résulte unanimement : 1“ que les lésions portant sur la région postérieure lenticulo-optique de la capsule interne ont pour conséquence obligatoire la forme d’hémianesthésie que j’appelle cérébrale et dans laquelle les sens auxquels président les nerfs cérébraux proprement dits, nerfs optiques et nerfs olfactifs, sont intéressés de manière à reproduire fidèlement les caractères de l’hémianesthésie des hystériques ; 2“ que, au contraire, dans tous les cas où, respectant cette région, les lésions intéressent seulement la partie de la capsule comprise entre le noyau lenticulaire et la: tête du noyau caudé, l’anesthésie fait défaut.
Ces données, fournies par l’anatomie pathologique et la clinique, offrent incontestablement par elles-mêmes et en dehors de tout secours étranger, une importance capitale, mais combinées aux données de l’anatomie pure, elles sont en quelque sorte mises « en valeur. »
Ce n’est pas tout, l’expérimentation a, de son côté, apporté son contingent de faits et ceux-ci plaident absolument dans le même sens.
On peut dire que sous l’inspiration des données patho-
(1) L. Türck, voir Charcot. — Leçons sur les maladies du système nerveux. T. I. 2“ édit.,p. 315.
(2) Rosenthal. — Klinik der Nervenkranliheiteii, 2° Auft. Stuttgart, 1875.
(3) R. Veyssière. ■ — Recherches cliniques et expérimentales sur l’hémianesthésie de cause cérébrale. Thèse de Paris, 1874.
(4) H. Rendu. — Des anesthésies spontanées , Thèse d’agrégation. Paris 1875, p. 27 et 95.