PIED DE LA COURONNE RAYONNANTE
occipitaux et sphénoïdaux. Les faits cliniques conduisent à supposer qu’il s’y mêle aussi des fibres nerveuses entrecroisées, en rapport avec les nerfs auditifs et gustatifs. Si cette disposition, â l’heUre qu’il est tout hypothétique, venait à être vérifiée anatomiquement, on comprendrait comment l’obnubilation croisée de l’odorat, du goût et de l’ouïe, font, au même titre que l’amblyopie, habituellement partie intégrante du syndrome hémianesthésie cérébrale (1).
La région de l'encéphale que je signale à votre attention et qui répond à la partie la plus postérieure du pied de la couronne rayonnante, pourrait donc être considérée, d’après ce qui précède, comme un carrefour où, dans la profondeur de l’encéphale, se rencontrent dans un espace très-circonscrit toutes les voies sensitives et sensorielles. C’est un carrefour, ce n’est pas un centre. Le centre cérébral proprement dit, doit être cherché sur le prolongement des fibres médullaires, dans l’écorce grise des lobes occipitaux et sphénoïdaux .
Nous aurons à revenir sur ce point, à propos des localisations dans le système cortical.
Vous avez pu remarquer, dans l’exposé anatomique qui vous a été présenté, que les tubercules quadrijumeaux
(l) D’après la théorie, les hémianesthésies cérébrales devront se distinguer de celles qui résulteraient d’une lésion de la protubérance ou d’un pédoncule cérébral par la non-participation, dans ces derniers cas, de la vision et de l’odorat.