‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 11 sur 113 · CELLULES PYRAMIDALES ET CELLULES MOTRICES : ANALOGIES · texte numérisé non relu

CELLULES PYRAMIDALES ET CELLULES MOTRICES : ANALOGIES

la vérité de sa description. Ce prolongement Msal [Fig. 4, &) pour employer l'expression usitée par M. Meynert. est toujours dirigé vers la substance médullaire des circonvolutions.

Toutes ces explications montrent qu'il est impossible de méconnaître les analogies qui rapprochent d'une part les cellules pyramidales de Técorce grise — au moins les grandes cellules et les cellules géantes — et d'autre part, les cellales motrices des cornes antérieures et ces analogies, déjà pressenties d'ailleurs par M. Luys (1), il nous faudra plus tard les prendre en considération.

Les cellules pyramidales ne sont pas les seuls éléments cellulaires qu'on rencontre dans l'écorce grise. On y trouve encore de petits éléments cellalaires, ayant une forme globuleuse, rarement pyramidale, mesurant de 0.008 à 0.010 11 (Meynert) (2), hérissés quelquefois de petits prolongements , disséminés un peu partout ou composant, sur certains points, une couche assez dense. Divers auteurs les regardent comme des éléments nerveux incomplètement développés; d'autres leur déniei^t ce caractère et les comparent aux éléments qui constituent la couche granuleuse de la rétine.

M. Meynert range encore, parmi les éléments nerveux des zones corticales, des cellules allongées, en général fusiformes, ramifiées, et qui, en certains endroits, composent une cinquième couche. Ces cellules ont le plus souvent leur grand axe dirigé parallèlement aux fibres du système d^as- Sudation constitué par des fibres médullaires qui unis-

Ci) J. Luys. — Mecherches sur le système nervewf, etc., p. 162 et suiv. Paris, 1865.

(2) Meynert. — Strickers Handh^j t. II et traduct. anglaise, t. II, p. 381 €t suiy. -

2i TUBES médullaires; névroglie.

sent une circonvolution à la circonvolution voisine {fibrœ arciuitœ) ; elles semblent faire partie de ce système.

Voilà quels sont, Messieurs, les éléments cellulaires nerveux, ou réputés tels, qui entrent dans la structure de l'écorce grise. A côté d'eux, il en est d'autres que nous devons mentionner : les fw&e^ médullaires et la névroglie, Cesderniers, qui pénètrent dans la substance grise sous forme de faisceaux, ne nous arrêteront pas pour le moment ; nous y reviendrons bientôt. Quant à la névroglie, connue encore sous le nom de formation épendymaire (Rokitansky) , elle sert^ de gangue unissante. Je n'entrerai pas dans le détail des particularités de structure relatives à la névroglie de la substance grise, je rappellerai seulement que, dans ces derniers temps, plusieurs auteurs l'ont considérée comme constituée par des cellules conjonctives d'un genre à part, dont le corps, pourvu d'un très-petit protoplasma, serait hérissé de prolongements non ramifiés [cellides araignées de Boll et Golgl). Ces prolongements, enchevêtrés et cimentés par une certaine quantité de substance gélatineuse interposée entre eux, composeraient toute la masse de la névroglie . Nous aurons à discuter, par la suite, cette interprétation. Sans nier l'existence de cellules rameuses, à l'état normal, dans certaines régions (cellules de Deiterâ), je me bornerai à dire que, très-vraisemblablement, la substance grise est faite, à cet égard, sur le même modèle que la substance blanche. En d'autres termes, la névroglie se rapporterait ici au type du tissu conjonctif ordinaire: faisceaux conjonctifs et cellules plates (Ranvier) ; seulement, dans la névroglie, les filaments fibrillaires seraient plus déliés que partout ailleurs. Je néglige actuellement l'étude des vaisseaux qui devra nous arrêter prochainement d*une façon toute spéciale.

C'en est assez, je pense, concernant l'histoire indivi-

ÉGORGE cérébrale: TYPE A CINQ COUCHES. 25

duelle des divers éléments qui composent la substance grise. Il convient d'examiner maintenant quel est le mode d'agencement de ces éléments,, et quelles sont les diffé-

rences qui peuvent se produire, soit sous ce rapport, soit sous le rapport de la constitution des éléments eux-mêmes, dans chacune des régions que dessinent les sillons fondamentaux à la surface des hémisphères.

Il est un mode d'agencement susceptible d'être considéré comme représentant le type le plus vulgaire, le plus répandu, c'est celui où l'on distingue, sur des coupes minces, examinées au microscope^ cinq couches superposées. Il se rencontre à peu près partout dans les lobes antérieurs. Voici comment les éléments sont répartis :

1^ La première coiwhe, la plus rapprochée des méninges, est presque exclusivement constituée par la substance conjonctive. Les éléments nerveux y sont très-rares ; cependant, Kôlliker et Arndt (1) décrivent vers la surface^ sous la pie-mère, une couche de tubes nerveux parallèles, trèsdélicats. Là aussi, les cellules nerveuses sont très-disséminées {Fig. â,1). A l'œil nu, cette couche offre l'aspect d'une petite zone blanche. Ce défaut de coloration paraît être en rapport et avec la pauvreté de cette couche en éléments nerveux et avec le petit nombre des vaisseaux capillaires qu'elle renferme. En effet , les artérioles qui pénètrent dans la couche corticale ne fournissent de nombreux capillaires que plus profondément. Cette particularité de structure est très-bien indiquée sur une planche de Henle (2) et sur une figure du mémoire de M. Duret (3).

2o La deuxième couche {Fig, Ô, 2) est marquée par

(l) R. Arndt. — Stttdien ueber die Ârchitektonick der Grosshimrinde des Menschen^ in Arch. fUr Mikroskop, Anatomie. — 3^ Bd, 1867, p. 441, Taf. XXIII, fig. 1 a. et fig. 2.

\;z) J. Henle. Handb. der Nèr)DenleAre,-p,27h,ùg, 201. Brauuscliweig,1871.

[iy Archives de Physiologie. T. VI, pi. 6, fig. 2 et 3.

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Fia. S. — Celte a*n" "t emprunt*»

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^ (i) Th. Meyiwrt. — Vom

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