INTRODUCTION
parviendrons, sans trop de difficulté et sans trop de fatigue, à raccomplissement de la tâche que nous allons entreprendre.
Aujourd'hui, pour ne pas vous conduire de plain pied, et sans préparation, dans le domaine que nous devons parcourir ensemble, je voudrais, en manière d'introduction, vous présenter quelques observations relatives à des faits généraux, dont nous trouverons à chaque pas l'application dans nos leçons ultérieures.
Gomme je ne crois guère àreffleacitë des généralités privées de leur substratum matériel, surtout en matière d'anatomie pathologique, j ^invoquerai un certain nombre d'exem- Plpa, qui opîia serviropt, ppi^r ?iipsi 4îre, fle point d'appui. Ces exemples, je les détacherai d^un des chapitres les plus impartepta fle Ig pathologie (îe V^ncépliale, pplu; où il est traité de la loealisaiion dans les maladies cérébrales.
Différentes raisons me décident à ce choix. En premier lieu, le sujet est un de ceux où l'heureuse influence des études anatomo-pathologiques sur les affaires de la clinique se fait le mieux sentir. C'est, en effet, sur le principe des localisations cérébrales qu'est fondé ce qu'on pourrait appeler le diagnostic régional des affections encéphaliques, cet idéal vers lequel, dans la section spéciale de la pathologie que naus envisageons, doivent fendre tous les efforts du oiinicien.
Q*un gutre câté, eette question des locaiisationa cérébrales vient d^entrer dans une p)igae nouvelle et elle fixe l'attention de tous, non^i^euleinent en France mais enoore ^ l'ëtnangep. BiQn que naus ne voulions pas sacrifier plus qu-il ne faut à la mode, nous ne saurions oapendant nous Boustraire à T^ttrait qu'ofift^ent toujours les inveatigfitiûns Béopntea, les fd\\A nouvellement mis en lumière.
J^ajouterai enfin que, à propos du dernier concours d'agrégation de médecine, cet intéressant chapitre a été exposé, avec une grande distinction, aous forme de tlièae, par mon
PRINCIPE DBS LQG4X^ISATI0NS. 3
ami et ônoien élève, M, le I)' l-épina, agrégé dp cette faculté, Je serai heureux, je vous l'avoue, de pouvoir utiliser les observations délicates qui abond0nt d^us ce travail et de mettre à profit les richesses d'érudition que l'auteur y 9 accumulées.
Il ne saurait s'agir, cela ya d^ soi, dan? ces lecous préln minaires que d'une esquisse faite à grands trait?* Tous le§ sujets qui vont être ébauchés devant vous devront être repris plus tard, soumis à une étude plus approfondie et fouillés, en quelque sorte, jusque dans leurs moindres dé-t tails.
Il n*est pas nécessaire actuellement, je pense, d'entrer dans de longs développements pour faire comprendre ce qu-on entend par localisation, quand on parle de physiologie et de pathologie cérébrales. Le terme est, depuis longtemps, passé dans la langue usuelle et chacun sait ce qu'il signifie. Je me bornerai à vous rappeler que le principe des localisations cérébrales est fondé sur la proposition suivante : L'encéphale ne représente pas un organe homogène, unitaire, mais bien une association, ou si vous le voulez une fédération constituée par un certain nombre d'organes divers. A chacun de ces organes se rattacheraient physiologîquementdes propriétés,des fonctions, des facultés distinctes. Or, les propriétés physiologiques de chacune de ces parties étant connues, il deviendrait possible d'en déduire les conditions de l'état pathologique, celui-ci ne pouvant être qu'une modification plus ou moins prononcée de l'état normal, sans l'intervention de lois nouvelles.
Il importe de rechercher maintenant sur quels fondements repose cette proposition. Pour en arriver là, nous devrons