‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 48 sur 113 · COMPRESSION DE LA CAPSULE INTERNE · texte numérisé non relu

COMPRESSION DE LA CAPSULE INTERNE

une perte de substance irréparaWe. Il importe de distinguer ce cas de celui où la capsule interne serait intéressée non pas directement mais seulement à distance en quelque sorte, par le fait d'un phénomène de voisinage, en conséquence d'une lésion limitée aux noyaux gris qui Tenvironnent de tous côtés. Ainsi, la distension d*un de ces noyaux dans un cas d'hémorrhagie interstitielle pourrait avoir pour effet de déterminer la compression des faisceaux nerveux qui composent la capsule interne, et consécutivement de suspendre le fonctionnement de ces faisceaux. Mais comme, en pareille circonstance, les fibres nerveuses de la capsule sont seulement comprimées et non pas détruites, les phénomènes paralytiques, résultant de cette compression — en dehors toutefois du cas d'une tumeur — pourront n'être que tout-à-fait passagers.

La combinaison que je viens de signaler à votre attention se rencontre fréquemment dans la clinique de Thémorrhagieintra-cérébrale; elle crée,vous le voyez, une situation assez complexe, et par laquelle l'interprétation des symptômes pourra être rendue difficile. Cest ainsi que, si Ton n'est pas prévenu de ces difficultés, on sera tenté — et la faute a été bien des fois commise — ^e rapporter à la destruction de l'un quelconque des noyaux gris, couches optiques ou corps striés, des symptômes qui sont uniquement la conséquence d'une action de voisinage, d'une compression s'exerçant sur la capsule interne.

Permettez-moi — le sujet en vaut la peine — d'entrer à ce propos dans quelques développements.

Supposons qu'il s'agisse de la formation toute récente d'un foyer d'hémorrhagie dans le lieu d'élection. Le sang se sera donc épanché, en dehors du noyau lenticulaire, dans l'espace virtuel dont il a été question plusieurs fois déjà; en outre, le troisième segment du noyau lenticulaire, autrement dit le putamen, sera le plus souvent, en partie dilacéré. Je vous ai dit comment, en pareille occurrence,la

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paroi externe da foyer, composée des circonvolations de Vinsula, de l'avant-mur et de la capsule externe, résiste à l'effort da sang extravasé, tandis qae les noyaax gris sont le plos souvent refoulés dans leur ensemble vers les cavités veatriculatres. Il est clair que les éléments de la capsule

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interne seront nécessairement plus ou moins fortement comprimés en conséquence d'une semblable altération. {Fig.fii). ÂQ point de vue des symptômes produits, deux conditions peuvent se présenter.

Tantôt le foyer sanguin reste circonscrit aux parties du noyau lenticulaire qui correspondent à la moitié ou aux deoxtiers antérieurs de ce corps^ c'est-à-dire au domaine de l'artère lenticulo-striée. En conséquence, la partie antérieure de la capstUe interne sera seule intéressée, mé-

lOi COMPRESSION DE LA CAPSULE INTEHNE.

diatement, par compression. L'eÉfet prodtiit sera une hémiplégie, exclasiyement motrice, âo côté oppose da corift {Fig. 22). Tantôt, s'étendant de proche en proche, d'avant en arrière, le foyer se sera répandu jusque sur les parties les plus postérieures du noyau lenticulaire ; la compression

primîiif di'ni'u'ëap^iïr^oKrM ('lïéoi"ii™hï^e)'— 2''' ds ce foyer (dHlruclioD de U cBpiule eiteiDe, refoulemei che apUqiie).

^^ge» l6 triode da formation et d'extension Att rite voiUrieim d> la capauli intarns, IHt- 'Optlqae, -^ O, couche optique.— " ctpBule e»Wtoe. — T, iraiid'élenioD], dtoa le perUepoi-

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portant alors aussi sur la partie postérieure de la capsule interne, les symptômes d'hémianesthésie cérébrale viendront se surajouter à ceux de l'hémiplégie motrice. Les deux figures 24 et 2S vous permettront facilemeut de reconnaître le siège précis, et le mode de formation et d'extension des divers foyers des hémorrhagies centrales (Voyez aussi Fiç. 25).

Tels sont les faits. Un mot maintenant concernant leur

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