CIRCONVOLUTIONS : PLIS FONDAMENTAUX ET ACCESSOIRES
temps, d'une nomenclature appropriée, est surtout bien mise en évidence lorsqu'il s'agit de ces plis qui se dessinent à la surface des hémisphères, et qu'on désigne, en général, sous le nom de circonvolutions. Pendant longtemps, on a pu croire que ces circonvolutions étaient disposées pour ainsi dire au hasard, échappant par conséquent à toute description. Il appartenait à deux observateurs français, Leuret et Gratiolet, de démontrer qu'il y a là, au contraire, un plan régulier, qu'on peut suivre depuis les mammifères inférieurs jusqu'à l'homme, en passant par le singe.
Il y a lieu de distinguer, d'ailleurs, parmi les circonvolutions, les plis fondamentaux y ainsi appelés parce que leur disposition et leurs rapports sont absolument fixes, et les plis secondaires ou accessoires^ dont il faut savoir faire abstraction, parce qu'ils sont variaNes.
Sans une bonne topographie des circonvolutions, vous le comprenez aisément, il est de toute impossibilité de faire un pas dans l'histoire des localisations cérébrales les plus importantes. Prenons un exemple. Comment parler des lésions qui produisent l'aphasie si Ton ne sait pas déterminer avec précision le siège et la configuration de la troisième circonvolution? Comment encore retrouver chez l'homme les régions dites psycho-motrices, découvertes chez les animaux par les recherches de Fritsch, Hitzig et Ferrier, si l'on ignore la disposition des plis et des sillons sur la substance grise du lobe pariétal et des parties postérieures dulobe frontal? Combien d'observations, propres à éclairer ces intéressantes questions de localisation, sont demeurées sans valeur, parce que, faute d'une connaissance suffisante des parties altérées, la dénomination exacte de ces parties n*a pu être donnée ! Aussi, afin d'obvier dans la mesure du possible à cette lacune des descriptions anatomiques de l'état normal du cerveau, ai-je pris depuis longtemps l'habitude de figurer sur des schémas, dessinés d'après nature,
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le ëië^d des levions eticëphaliniueSi Eii rftbsence de ces prëcâUtionâ) oh ne peut obtenir dés hotions exempte^ de eHtirjue; AU resté, cette ëtude rie présente pasj tani s'en fâut, les difBduUës ^u'ou est porte tout d'abord à supposer^ Si des renseignetneiits plus complets n'ont pas^ jùsiiti'ici» pénëtrë dans les livres classiques, ils abondent àilleuts. 8ans parler des outrages fondamentaux de Leuret et Oràtiôlet, de Bisôhoff, d'Artiold, de Turnerj etc., qu'il esl indispensable de toujours ednsaltet*, Je tous rëèétiimândé l'usage du petit manuel d'Ecker(l)j t*ecUëii de botitteâ planches topographiques où vous trouverez, avec la synonymie^ UUe nomenclature t^ëdUitë à des termes fort simples; deS planches, d'après mon conseil, ont ëtë Utilisées par M. H* Duret dans sdU important tnëmoire sur la circulation de l'encëphàle. Bnfihj hous possédons ërt France sUr la matière un excellent travail. GTest une thèSe de M. Gromierj faite soUs l'inspiration de M; Broca. Elle est intitulée i Etude 6Ur* les circonvolutions cérébfiilèè chez Vhomme et chez le singe (1874).
L'ànatomie comparée, de son côté, estd'uh secours puissant poUr rëtiide deë Oircontolutidns. Entré le singe et l'homme j par exemple, la reësefaiblanoe est frappante (2) en ce qui concerne les plis et les sillons fondamentaux, et telle disposition, qui parait en quelque sorte inintelligible chëÉ l'homme, s'explique sans peine en raison de sa plus grande simplicité quand on examine le cerveau dii singe; Aussi, voudràis-je essayer de vous présenter uh aperçu très-sommaire des circonvolutions envisagées chez le singe, âvârit
(1) Die Rirnroihdungen des Mensched nach èigenen TJntersuchungen inshèiondere Uber die Bentwicklnng dertelhehbeim Fôtus und mit EUekschi ,dUf dâi Bedûrfniss der Ar^te. Brunswick, 1869. — Il existe de ce travail une traduction anglaise.
(2) lire à ce sujet dans la dernière édition de Touvrage de IJatliidh i Thé Deseent of Man > (London, 1874) une intéressante note (p. 199) du professeur Huxley : Note on the Resemblances and Diferencci in the Structure ànd the DèimlJl^peMBM 0f the Brain M Man ahd Apes.
ancofivDLUTio:<s cérébrales du eiroe, il
de TOUS entretenir des circohvolutiona du cerveau hunlain. Cette étude voua offrira d'autant plùa d'intérêt qUe l'espérimeittàtioti a dëjà désigné, sur quelques-uneâ des Diroon-'
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Voici la représentation d'un cerveau de singe, vu latéralement {Fig. %) d'après une figure empruntée à l'ouvrage