‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 80 sur 113 · DÉMONSTRATION ANATOMO-PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DÉMONSTRATION ANATOMO-PATHOLOGIQUE

pèce, des données importantes, majeures, en montrant la voie dans laquelle les investigations anatomo-cliniques doivent être dirigées.

Je commencerai donc immédiatement par le premier point. On a dit souvent que l'anatomie morbide éclaire quelquefois Tanatomie normale, et qu'aiors elle peut môme décider des questions que oelle-ci, livrée à ses propres forces, ne serait pas capable- de résoudre.

L'histoire anatomo-pathologique des d^énérations secondaires justifie en partie cette proposition. Pour ce qui a trait à Tarrangement des éléments OMstituants de la moelle épinière, elle fournit, en efifet, certains renseignements qui ne le cèdent en rien aux données de Tanatomie pure, et môme, quelquefois, leur sont très supérieurs.

Voici, en deux mots, les quelques aperçus que je veux vous présenter, concernant l'anatomie de structure de la moelle épinière.

De tout ce qui précède, vous avez pu conclure que les faisceaux blancs qui composent le manteau de la moelle épinière subissent tous la dégénération secondaire quand leurs fibres constituantes sont interrompues dans leur parcours. Mais, à cet égard, il y a deux catégories à établir.

A. Quelques-uns de ces faisceaux sont constitués par des fibres longues, c'est-à-dire parcourant, d'une seule traite, de longues parties du névraxe. Celles-là sont le siège des dégénérations secondaires qu'on peut appeler à long trajet. De ce nombre sont : a) les faisceaux pyramidaux (dégénération descendante) ; P) les faisceaux de GoU (dégénération

S76 FIBBBS A LONQ BT A tiODRT TRAJET.

ascendante) ; t) ies faisceaux cârébellenx directs (d^nération ascendante}.

B. D'autres faisceaux sont constitués par des fîbresjcomv tes. De ce nombre sont : a) les faisceaux antén^4atéranx,

DTi). — K, fibrci exinatèaoa ccairip«Ie> (Micciiu céi«bcUcu diNcQ. - ,1, fibrei tDtrintèquei ceairipèUi [fiiicHii ds Buidich). ■- G, flbm loafW poitjrlcurei (cordon <is Goll).

OU mieux, ce qui reste de ces faisceaux quand on Cait atotraction des faisceaux pyramidaux et des faisceaux cérébelleux directs. Ils dégénèrent de liaut en bas ; ?) les filtres propres des faisceaux de Burdacli.et celles-ci dégénëreat de bas en baut. Dans les deux cas, la dégénération est à court trajet.

CELLULES KINÉSODIQUES ET .fiSTHÉSODIQUES 277

Si, maintenant, munis de ces données, nous enyisageons la constitution de la moelle tout entière, nous pouvons construire le schéma suivant, qui ne s'éloigne pas, d'ailleurs, notablement de celui qu'avait exposé M. Bouchard, dans le travail auquel je vous ai déjà plusieurs fois renvoyés.

La moelle épinière peut être considérée comme constituée essentiellement par un axe gris autour duquel sont groupées toutes les autres parties. Les parties fondamentales de cet axe, c'est-à-dire les éléments cellulaires ganglionnaires, sont les unes motrices ou kinésodiques ; les autres, destinées à la transmission des impressions sensitives ou aesthésodiques. Ces deux sortes d^éléments sont, du reste, reliés entre eux de mille façons, par l'intermédiaire — pense-t-on — d'un réseau nerveux. Quoi qu'il en soit, Taxe gris donne naissance, en avant, aux racines antérieures qui sont en connexion directe avec les cellules des cornes antérieures, par l'intermédiaire du prolongement de Deiters. D'un autre côté, les racines postérieures sont en relation avec les cellules sesthésodiques.

Mais la moelle, ainsi très compliquée dans sa structure, est encore fort incomplète. Il s'agit d'indiquer la relation de Taxe gris avec les divers faisceaux défibres blanches, qjaï composent le manteau. Il y a lieu de considérer ici, successivement, les faisceaux antéro^atéraux et les faisceaux postérieurs. Nous commencerons par ces derniers.

Parmi les faisceaux qui composent les cordons postérieurs, les uns peuvent être dits intrinsèques, les autres extrinsèques (j'emploie la nomenclature proposée par M. Bouchard). Les intrinsèques se ramènent à deux groupes : V^ dans les faisceaux de Burdach, les fibres intrinsèques sont des commissures courtes qui mettent en communication les cellules sesthésodiques dans toute la hauteur de la moelle. Chacune de leurs fibres a son centre trophique en bas, et dégénère, vous le savez, dans le sens ascendant. 2"* Dans le faisceau de GoU, au contraire, on

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