‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 91 sur 113 · CONTRACTURE DE LA FACE · texte numérisé non relu

CONTRACTURE DE LA FACE

ment, quand le malade rit ou pleure ; puis, à la longue, elle devient permanente, ta commissure labiale e3t très élevée, le sillon naso-labial se creuse, l'œil même paraît quelquefois plus petit que celui du côté sain. Par contraste, c'est donc le côté sain qui semble paralysé, et, au premier abord, on peut croire à une paralysie alterne ;

4» Je vous ai présenté la contracture tardive des hémiplégiques comme un état particulier des muscles, qui, une fois constitué, subsiste en permanence pendant toute la vie ou au moins pendant de longues années. Cela est exact assuré-

(0 Fig. empruDtée àti Ihise de Brisfaud.

3S( GuArISON EXCBPTIONIiBLLB DK LA G029TRAGTURB.

me&t. Mais U arrive souyeM gue les mnsdea âniâaent iwr soQjQQrtr et s'amaigrissent. Dès lors le spasme mascslaîre cesse d^eidster; il n*y a plus à proprement parler œntrmh tute. Cependant les attitudes trop longtemps gardée» p^»- Tent persister encore, car les parties ligamenteuses s'étant raccourcies, les surfaces articulaires s'accommodent Jkleur situation nouvelle, et les mouvements volontaires, s'ils devaient reparaître, resteraient forcément à tout jamais limités.

Cette terminaison, Messieurs, est-elte la seule possible? La contracture ne disparatt-elle jamais avant répoq[ue oii survient Tatrophie des muscles et la rétraction ligamenteuse ? Quelques auteurs le pensent. Bn tout cas, il est très certain qu'il survient quelquefois dans la contracture un amendement notable et que, par ce fait, des mouvements volontaires peuvent être accomplis à. nouveau. Cest là œ qu'on peut appeler des cas de guérison, guérison à la vérité très relative. Us sont malheureusement^, rares. J'en ai observé plusieurs, sans doute quelques modifications sont alors survenues dans les parties lésées, permettant non seulement la disparition des contractures, mais encore, dims une certaine mesure, le retour de la motilité.

La lésion persiste-t-elle dans la moelle épinière, et, en pareil cas, y a-t-il suppléance ? Comment, en outre, celle-d s'exerce-t-elle ? Ou bien s'est-il passé quelque chose d'analogue à la réparation des éléments nerveux au sein da faisceau pyramidal induré ? C'est là une question incontesfablement fort intéressante, mais bien (^eure enooreet dont je vous dirai un mot à propos des contractures permanentes de oause spinale où, le mâme pliâoiomtee stpi»dutt.

QUATORZIÈME LEÇON

Hémiplégie spasmodiqae de Tenfoiiee. — Moavemeiits associés. — Indépendance des arcs diastaltiqaes pour les réflexes tendineux et cutanés.

Sommaire. — L'hémiplégie spasmodique de Tenfance a. les mdmes caractères que rhémiplégie des apoplectiques. — Causes anatomiques de celte hémiplégie. — Atrophie des membres, du thorax, du bassin.

lutermittences de la contracture hémiplégique. — Influence des mou- Tements volontaires sur Fintensité de la contracture. — Syncinésies. — Rôle des mouvements associés dans les variations de la contracture. — Pronostic de la contracture.

Raison physiologique de ce phénomène. — A la suite de la lésion oéréhrale il faut distinguer deux périodes dans le développement de la lésion spinale secondaire. — L'exaltation des réflexes ne résulte pas seulement de la suppression de l'influence modératrice cérébrale.

La lésion des cornes antérieures dans Thémiplégie permanente^est une Unon irritatite. — Elle agit comme la strychnine. — Exagération du tonus musculaire. — Lidépendance des arcs diaslaltiques réflexes. — Atuie locomotrice ; hystérie avec hémianesthesie ; hémiplégie de cause encéphalique. — L'hypothèse de la lésion irritative dynamique explique mieux que les autres théories les symptômes spasmodiques de la sclérose detMMndftBiB.

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Ba \m» préeentaitt» à la an de la deriiiàre leçon, une description abrégée des diverses attitudes qu'affectent les membres paralysés chez lea hémiplégiques atteints: de oon-

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