‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine deChapitre 18 sur 75 · ÉCORCE GRISE DU CERVELET · texte numérisé non relu

ÉCORCE GRISE DU CERVELET

da. On pourrait, avec M. Meynert, le désigner sous le nom ie type de stratification en cinq couches des éléments cellulaires nerveux ou réputés tels.

Je vais vous rappeler, très-sommairement, quels sont les traits les plus caractéristiques de cette structure. A cet effet, il est nécessaire de reporter votre attention sur la figure 5 qui représente une coupe de la troisième circonvolution frontale, coupe prise au fond d'un sillon de séparation.

Pour établir un contraste, je crois utile de vous tracer la description d'une coupe de l'écorce grise du cervelet empruntée comme la précédente à M. Meynert. Dans l'écorce grise du cervelet, vous remarquez successivement : l^une couche épaisse, pauvre en éléments cellulaires et qui reçoit les prolongements protoplasmiques des cellules nerveuses situées dans une couche sous-jacente ; — 2f^ plus bas, une couche où l'on retrouve, suivant M. Meynert, des cellules fusiformes et des fibres médullaires parallèles à la ligne limitante; — 3<^ au-dessous, les cellules de Purkinje qui occupent la limite supérieure d'une couche granuleuse très-accentuée ; plus bas enfin, la substance médullaire (Ij.

Si maintenant vous jetez un coup d'œil sur la figure qui représente les cinq couches de l'écorce grise du cerveau proprement dit, vous voyez par là que la substance grise corticale n'est point faite exactement sur le même modèle, dans les diverses circonscriptions de l'encéphale. J'aurai tout-à-l'heure à faire ressortir des différences très-prononcées encore, sinon aussi tranchées, suivant la région des hémisphères qu'on examine ; mais je dois revenir auparavant sur le type à cinq couches.

B. Le mode d'arrangement, ainsi désigné, se retrouve dans toute l'étendue des régions de l'hémisphère, situées en avant du sillon de Rolando, et un peu en arrière de lui dans

(l) Voir aussi : Henle. — Nervenlehre, etc. fig. 1C2, 163 A, 163 B.

ÉGORGE GÉRÉBRALB I TYPE A GINQ GOUGHES. 33

une partie des lobes pariétaux, mal délimités encore du côté du lobe occipital. Nous verrons dans un instant que ce type se montre très-notablement moditié dans les parties postérieures de Tencéphale comprenant : 1<* tout le lobe sphénoïdal ; 2** le lobe occipital, et S» enfin les parties de récorce grise de la face interne qui sont circonscrites par l'extrémité postérieure du lobe et par un sillon qui délimite en arrière une région parfaitement distincte que nous allons décrire tout à l'heure sous le nom de lobe carré .

a) Mais je crois nécessaire pour plus de clarté, de revenir sur un point que j'ai relevé déjà : c'est que, dans les régions des hémisphères où règne sans partage le type à cinq couches, il existe, je le répète, tout un département où la structure de l'écorce se distingue par un détail intéressant. Il s'agit de la présence constante dans ce département de cellules pyramidales comparativement énormes et que, pour ce fait, on a qualifiées de cellules gigantesques. Tout en conservant la forme pyramidale propre aux éléments cellulaires nerveux de la région, ces cellules, vous le savez, se différencient non-seulement par leurs dimensions, mais encore par la netteté du prolongement nerveux et par le développement des prolongements de protoplasma. Ces derniers traits permettent de les rapprocher des cellules nerveuses motrices des cornes antérieures de la moelle épinière.

Les régions où se rencontre cette importante particularité sont à proprement parler les régions centrales de la surface externe de l'hémisphère, à savoir : la circonvolution frontale ascendante, la circonvolution pariétale ascendante, surtout dans leur partie supérieure ; enfin un petit lobule situé à la face interne de l'hémisphère, lobule jusqu'à ces derniers temps resté innommé et que M. Betz a proposé de désigner sous le nom de lobule paracentral{L P).

Je vous rappellerai que l'existence de ces grandes cellu-

Chargot 3

34 ÉCOHCK CÉBÉBHALE : TYPE A CIMQ C0DCHB3.

les dans ïécopca grisa et leur localisation dans les réglons indiquées ci-4essu8 ont été poor la première fois reconnues par M. Beti et M. Mierzejewski. Les résultats, obtenos

Fig, S.— Fait hitma de tkimiiphért cérébral. dïMlnée d'aprti utnn.— Sent. 9e>*- Nia e(Uua-*iu(lBila; — Sjiî), Sniiara piriétii-acclpl»)* ; — Se, Sntagore «tev rins; — St, Sltlan Uaniicrul du lobule puaceatnl; — Sr, EiUf mili aupirlaun 4e II Klwin d* KoUodo. ~ Lf, Lakila paranBlnl; LQ, Lsbe carri ou annttoin ; LC, Lobnls canéiroTms ou coin ; LO, Loba occipiUl; CH, Clreoaralulliyi an rHlKMwMp*; CA. OkcBOalutlon ds la aorn» d'AniBoa ; CC, CtrcoaToluCtoB d«

». — r-T. «,.. 1 i . |„ cireouTolgtlon troMile. — I, Coma cal-

rai ; ^ 3, Coucha optloaa ; — t, Partla aBibrtli — 5, Corpi goudraoaé (1).

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par ces aateurs, ont été confirmés récemment par M. J. BattyTuke dans des leçons professées à Edimbourg (3}. J'ai pu, à mon tour, en reconnaître l'exactitude.

Je me suis effbrcé de t^tre ressortir devant vous que ces régions, ronarguâbles par une particularité de structure, sont Justement celles où, chez le singe, d'après les oxpé* rienoesdeM. Ferrier (3), siégeraient les centres psycho-

(t) CoBBuItm, sur la topographie de U face médiaae du cnrean, la plancha viode VÂtlaa de FovÙ* «t U fig. t de l'oovraKe d'Eiker. (s] Eiinburgh Mid. Jour»., nov. Ig7t, p. 304. (S) Wtl Jtiéing Àaylnm, t. IV, p. tâ et 50. — Proeeeding* oftit rtj/al

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