‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine deChapitre 21 sur 75 · FACK MÉDIANE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

FACK MÉDIANE DU CERVEAU

circonscrit qu'on appelle le lobule quadrilatère [avant-coin^ vorzwichel). Ce lobule (L Q) appartient à proprement parler au lobe pariétal; c'est, pour ainsi dire, la face interne ou médiane du lobule pariétal supérieur. En arrière, la scissure temporO'Occipitale y très-accentuée à cet endroit parce qu'elle n'esl pas interrompue, comme sur la face externe, 'par des plis de passage, sépare nettement le lobe carré (ou quadrilatère) du lobe occipital; 4° Immédiatement en arrière du lobule carré, dans le domaine du lobe occipital, il y a à remarquer un lobule triangulaire dont la pointe est en bas et en avant, la base en arrière et en haut et qui est limité en arrière par une scissure profonde, la fissure calçarine, ce petit lobule (L C) s'appelle lecom (cuneics, Zwichel); 5® au dessous du triangle vous reconnaissez la promiscuité déjà signalée à propos de la face externe entre le lobe occipital et le lobe sphénoïdal. Là, il convient de distinguer surtout deux circonvolutions dirigées dans le sens antéro-postérieur. Ce sont : a) le lobule occipito-spliénoïdal latéral ou lobule ficsi forme; &) le lobule occipito-sphénoïdal médian ou lobule lingual ; 6^ je me bornerai à mentionner seulement, plus en avant et en plein lobe sphénoïdal le lobule de Vhippocampe, le crochet qui fait partie du système de la corne d'Ammon.

Nous aurons assurément dans le cours de ces leçons, l'occasion d'utiliser les données topographiques que nous venons de recueillir, mais j'ai hâte d'en finir avec cette description qui, pour le moment, constitue en quelque sorte une digression.

C. J'en reviens, Messieurs, au lobule paracentral et aux circonvolutions ascendantes. Celles-ci ont déjà une histoire en îpathologie expérimentale, et, plus tard, il y aura lieu de vous montrer qu'elles ont aussi une histoire dans la pathologie humaine. Je ne sache pas que, chez le singe, le lobule paracentral qui eiiiste comme chez l'homme, au

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moins chez les singes supérieurs, ait jamais été Tol^et d'in* vestigations physiologiques.

a) Ici s'offre naturellement Toccasion que je dois saisir de signaler un fait, à la vérité encore unique dans son genre, mais qui, néanmoins, dès à présent^ prête un certain intérêt à ce lobule, dans la pathologie humaine. Ce fait, que je vais résumer, a été recueilli par un observateur attentif, M. Sander (1).

Un enfant, qui mourut à Tâge de 15 ans, avait été frappé, dans le cours de sa troisième année, de paralysie spinale infantile. Cette affection avait atteint et atrophié plus ou moins tous les membres et surtout ceux du côté gauche.

L'autopsie fit reconnaître dans la moelle toutes les lésions découvertes par les auteurs français. Un examen minutieux du cerveau fit voir que les deux circonvolutions ascendantes sur la face externe étaient beaucoup plus courtes que dansTétat normal. Elles laissaient un peuTinsulade Reil à découvert, et, de plus, elles étaient dépourvues de replis. Le lobule paracentral était tout à ;fait rudimentaire et contrastait, sous ce rapport, avec toutes les autres circonvolutions qui avaient acquis un développement parfait. Enfin, les lésions étaient plus prononcées dans Thémisphère droit que dans le gauche, ce qui est en rapport avec cette circonstance que les lésions spinales étaient plus accusées à gauche qu'à droite.

L'auteur émet l'opinion que, dans ce cas, les membres ayant été de bonne heure complètement paralysés, par suite d'une lésion spinale profonde, les centres psychomoteurs, frappés d'inertie à une époque où ils étaient encore en voie d'évolution, ont été, en conséquence, frappés d'arrêt

{!) CentralHatt, 4875.

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de développement J'ayoue que cette interprétation me parait mériter d'être prise en considération. Il est à regretter « toutefois, que Ton n^ait pas songé à rechercherdans les centres psycho-moteurs l'état des cellules nerveuses.

Un cas, observé par M. Luys, se rapproche dans une certaine mesure du précédent* Dans un cas d'amputation ancienne» mon collègue, à la Salpétrière^ a noté une atrophie des circonvolutions cérébrales du côté opposé au membre amputé. Malheureusement, le siège de Tatrophie» à ma connaissance du moins, n'a pas été précisé.

b) Je me trouve ainsi conduit à vous entretenir d'un autre fait, concernant encore le département de Tencé** phale qui nous occupe. Ce fait est le suivant : D'après les études de M. Betz, les cellules pyramidales géantes n'existeraient qu'en petit nombre chez les très-jeunes enfants ; c'est plus tard seulement que leur nombre s'aGcroltrait> et cet accroissement s'effectuerait, selon toute vraisemblance, sous l'influence de l'exercice fonctionnel.

Ce fait mérite d'être rapproché d'une part de celui de M. Sander» et, d'autre part, aussi d'une observation de l'ordre expérimental, enregistrée tout récemment par M. Soltmann (1). Cet auteur, et je crois que M. le professeur Rouget (de Montpellier) a, de son côté, noté quelque chose de semblable, aurait remarqué que, chez les chiens nouveau-nés, l'excitation des régions répondant au siège des points psycho-moteurs ne produisait aucun mouvement musculaire dans les membres correspondants, tandis que quelque temps après la naissance, vers le neuvième ou le onzième jour, ces points deviennent excitables.

Ces observations, encore peu nombreuses mais dont il est juste de tenir compte, sembleraient indiquer que les

(1) B9i€àark$i$ der GhrosshifHrinde. Itï Centrùlhlatt^ \sn, n^ 14*

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