‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine deChapitre 32 sur 75 · ARTÈRES DES MASSES CENTRALES · texte numérisé non relu

ARTÈRES DES MASSES CENTRALES

à proprement parler, les vaisseaux nourriciers de Técorce grise et de la substance médullaire sous-jacente.

Le second système est le système central ou des ganglions centraux [niasses grises centrales). Les vaisseaux qui entrent dans sa constitution partent de chacune des trois artères principales, tout près de leur origine, et s'enfoncent immédiatement, sous forme d'artérioles, dans l'épaisseur des masses ganglionnaires.

Ces deux systèmes^ Uen quHls aient une origine commune y sont tout'à-fait indépendants Vun de Vautre et, à la périphérie de leur domaine^ ils ne communiquent sur aucun point.

C. Nous devons étudier ces deux systèmes dans chacun des grands territoires vasculaires. Dès notre entrée dans cette étude, nous aurons à relever des traits communs et quelques traits particuliers. Tout d'abord, nous nous occuperons de Tartère sylvienne, la plus importante et la plus compliquée des trois artères cérébrales. L'histoire des deux autres s'en trouvera ensuite aisément simplifiée .

ir.

L'artère sylvienne pénètre dans la scissure de Sylvius dont il faut écarter les lèvres pour bien mettre à nu le vaisseau artériel. Mais, auparavant, elle a déjà fourni, par son bord supérieur, dans une région qu'on di^'^éHeV espace perforé antérieur^ une série d'artères qui s'insinuent parallèlement les unes aux autres dans chacun des trous de cet espace perforé lequel est formé par de la substance blanche. Ce sont là les artères des noyaux gris centraux ou, d'une façon plus spéciale, les artères du corps strié. Nous laisserons de côté, pour l'instant, le système des noyaux gris pour ne nous attacher qu'au système cortical.

3S ARTÈRE STLVIKNNE.

Dans le fond de la acissare de Sylviua, ae Toit l'insnla de Reil au niveau duquel l'artère sylvienue se divise en quatre branches qui méritent chacune un nom particulier. Ces branches suivent les sillons qui séparent les circonvolutions de l'insnla auxquelles elles fournissent des vaisseaux. Elles se recourbent ensuite, de dedans en dehors, pour remonter à la surface de l'hémisphère, où elles se distribuent, ainsi que nous le disions tout à l'heure, suroB certain nombre de circonvolutions fondamentales, formant là autant de^petits territoires secondaires qui correspondent à chacune de ces circonvolutions (Fig. 9).

Fit. 9. — Û'utribaliu» dx Sitère lyloieiae. (FiguM d«[ni-iEh*œ»iiqU8). — S, ttoae de l'utin lyl'lenBe qui pénétra dui la Bcigaure da SylTlui et dont lei bruchei dlvergcnc mat l« cirMniolullom da l'imuli . —P. l.rUGh«i parrorum dcaftàtM aux 007101 gria cenuiui. — 1, arlère de It clrcaaiDlulion do Broci, oa fconUls «narot «t inférisurs. — 3, arlin froitile uctndiata. — t, utir* pUUlala

1, F„ T), 1'*, » a S* clrcoiiTOlut im-«nd»oM. — P», circonToluilon *apiri(Dr. — LPi, lobnta piri^Ul li

olutloi frentila lobule paniUt t, loin acelplul.

Nous n'insisterons pas davantage quant à présent sur cette description, et nous allons examiner plus à fond le mode suivant lequel les artères corticales se divisent et se

BRANCHES DE L'ARTÈRE STLTIENNE. ïi!)

ramifient dans l'épaissear de la pie-mère avant de pénétrer dans la pulpe cérébrale.

Immédiatementje dois voos faire remarquer que les branches, issues de la sylvienne, se partagent en rameaux de troisième ordre, au nombre de deux ou trois pour chaque tronc secondaire. Ces rameaux tertiaires constituent ainsi une sorte de squelette vasculaire sur lequel est greffé tout un système d'arborisations. C'est an système particulier trèa-original de petits vaisseaux qui partent non-seulement des extrémités des rameaux, mais encore de leurs troncs

Fig. i». — A, atUn prioeipila. — B, irboriiitisn piiiaili**. — CC, irborlutioni ascondiini. — 1,1, 1, aclÈrEa mêdullsireg. ~ 3,3, irlir«> i:arlical<i. — 3, réiaini dn HitàtMCOItlcaln dut la pal|M slribnls (1).

Gttx-mêmes. Contrairement aux assertions de la plupart des auteors, M. Duret affirme que ces arborisations ne s'anastomosent pas entre elles, tandis que les rameauso communiquent quelquefois avec ceux des territoires voisins (Fig. iif).

s U. Durât iasérd dans les

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