ARTÈRES NOURRICIÈRES, MÉDULLAIRES ET CORTICALES
les. Ces artères pénètrent dans le Centre ovale jusqu'à une profondeur de trois à quatre centimètres ; elles progressent sans communiquer entre elles autrement que par de fins capillaires, et constituent de cette façon autant de petits systèmes indépendants. Disons enfin qu'elles s'approchent, parleur terminaison, de l'extrémité du système des artères centrales, mais qu'il ne s'établit atccune communication entre les deicx systèmes. Il résulte de cette disposition qu'il y a là, sur les confins des deux domaines, une espèce de terrain neutre où la nutrition s'opère moins énergiquement. Ce terrain neutre est plus spécialement le siège de certains ramollissements lacunaires séniles centraux.
2® Les artères nourricières courtes ou corticales ont la môme origine que les longues ; elles sont seulement plus grêles, plus courtes et s'arrêtent pour ainsi dire en chemin. Les unes vont jusqu'à la limite de la couche grise, du côté du centre médullaire ; les autres s'étendent moins loin et se terminent dans l'épaisseur de la couche grise. Ces artères courtes donnent naissance à des vaisseaux capillaires qui, conjointement à ceux qui émanent des artères longues, forment les mailles d'un réseau.
Dans les circonvolutions, le réseau possède les caractères suivants (Fig. 44) : 1° La première couche, A, a une épaisseur d'un demi-millimètre; elle est peu vascularisée ; 2° La seconde couche, B, correspond aux deux zones de cellules nerveuses; là, le réseau vasculaire est très-serré, à mailles polygonales très-fines ; 3® sur la limite de cette couche, C, les mailles deviennent plus larges ; 4<» enfin, dans la substance médullaire, D, les mailles sont plus larges encore et allongées verticalement.
Des renseignements qui précèdent, il résulte que, au point de vue de la distribution artérielle, Técorce grise et l'écorce blanche sous-jacente sont solidaires puisque les vaisseaux qttîèîfesifï^iwv«nt dérivent également des artères qui ram-
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pent dans la pie-mère. Cenx-ci sont-ils oblitérés snr un point? La substance grise et la substance blanche souffriront simultanément dans les parties correspondantes, et
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pourront sabir cette sorte de mortification qu'on nomme le ramollissement cérébral ischémique. La disposition réciproque des parties permet de vous donner un schéma du ramollissement superficiel.
Vous voua rappelez la distribution générale des vaisseaux nourriciers. Ils se dirigent parallèlement les uns aux autres vers les parties centrales comme autant de rayons . La ré-, gion blanche et la région grise de récûrce..peHVSBt;^<$ljiMlfi4>
TERRITOIRES YASCULAIRBS. 63
en tant que départements vasculaires» être diyisëes en un certain nombre de coUis dont la base est vers Tencéphale et le sommet tronque dirigé vers les parties centrales. C'est, en effet, la forme qu'affectent la plupart des ramollissements dits superficiels. Gela remet immédiatement en mémoire Taspect des infarctus de la rate et du rein. Si le ramollissement est ancien, c'est**à«-dire s'il date déjà de quelques semaines^ la substance grise paraît déprimée, en raison de la destruction que ses éléments ont subi et de l'effondrement concomitant de la substance blanche sousjacente.
La partie superficielle du foyer forme ce qu'on appelle une plaqtie jaune. La coloration jaune appartient exclusivement à la substance grise, la substance blanche sous^ jacente, ramollie, étant seulement blanchâtre ou quelquefois légèrement teintée de jaune.
A. Nous avons supposé, dans ce cas, qu'il s'agissait de l'oblitération d'une branche de deuxième ou de troisième ordre. L'oblitération du tronc de la sylvienne elle-même pourrait avoir pour effet d'amener la nécrose de toute l'écorce grise et de l'écorce blanche sous-jacente.
Les parties centrales seraient totalement épargnées si Poblitération siégeait au-dessus de l'origine des artères du corps strié.
B. Il ne faudrait pas croire, Messieurs, que toutes les oblitérations de ce genre produiront nécessairement, toujours,à coup sûr, des effets aussi désastreux. Il est des cas, rares à la vérité, où une telle oblitération portant soit une branche de Vartère sylvienne, soit sur le tronc de cette artère, — je prends ici la sylvienne pour exemple, mais ce que je vais en dire pourrait s'appliquer tout aussi bien à la cérébrale antérieure ou à la cérébrale postérieure — il est des cas, dis^je, dans lesquels l'oblitération en question ou