‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine deChapitre 53 sur 75 · INTERPRETATION DES FAITS · texte numérisé non relu

INTERPRETATION DES FAITS

interprétation : après avoir reconnu pendant la vie les symptômes susdits, à savoir : L'hémiplégie motrice avec hémianesthésie et post mortem Texistence d*un foyer intéressant le noyau lenticulaire, irez-vous conclure du rapprochement de ces deux ordres de faits, que le noyau lenticulaire tient sous sa dépendance, à la fois le sentiment et le mouvement volontaire du côté opposé du corps? Cette conclusion serait peu légitime, car si le malade eût survécu, l'épanchement s'étant résorbé et n'étant plus représenté que par une cicatrice linéaire ochreuse, Thémianesthésie et môme la paralysie motrice, malgré la destruction d'une partie du noyau lenticulaire, auraient sans doute disparu dans les conditions indiquées, sans laisser de traces.

Ce gui vient d'être dit, Messieurs, au sujet de l'hémorrhagie du noyau lenticulaire, s'applique également aux hémorrhagies qui se font dans l'épaisseur de la partie postérieure de la couche optique. Cei hémorrhagies se développent en conséquence de la rupture de l'artère optique externe antérieure ou lenticulo-optique. Elles se traduisent en général cliniquement par une hémiplégie plus ou moins accentuée, mais aussi, en outre, à peu près toujours, par une hémianesthésie plus ou moins complète, pourvu que le foyer atteigne des dimensions suffisantes. Faut-il en conclure directement que, — comme tant d'auteurs l'ont dit et le répètent encore aujourd'hui — la couche optique est le siège du sensormm commune'^ Non, incontestablement ; il serait facile, d'ailleurs, de citer nombre de faits où une lésion des tractus de la partie postf'^rieure de la couche optique, déterminée par un épanchement sanguin, après avoir, dans les premières phases de la maladie, c'est-à-dire lorsqu'existent les conditions de la compression, produit des troubles sensitifset sensoriels, cesse d'être accompagnée de ces symptômes dans les phases ultérieures, c'est-à-dire au moment où par suite de la résorption de l'épanchement, la

i06 RÉaiôJsrs bé la câpsuIë ttrrÉkNE.

éômpression àé là région postérieure ou lenticulo-d^tîquê de là capsule interné n'existe plus.

Il serait superflu, je pense» d'insistpr plus longuement i je crois avoir suffisamment mis en relief que> flans le diagnostic régional relatif aux diverses parties des piassei$ centrales du cerveau, c'est la participation ou la non-participation des deux régions de Ist capsule interne qui domine la situation.

Les propositions que je viens d'énoncer offrent, Messieurs, un intérêt pratique qui n'échappera à aucun de vous. Mais elles ne vous ont été présentées jusqu'ici, èri quelque sorte, que sous forme de postulat. Il convient àctuelleiiient de les établir sur une démonstration l'ëgttliêî^é, ou, en d'autres termes, de placer sous vos yeux les documents qui leur servent de fondement dans le doriiaine de là pathologie de l'homme.

Nous devons nous efforcer aussi de donner là théôi*ié déâ faits dont il s'agit, c'est-à-dire d'en pénétrer, dahs la lûéslire du possible, là raison anatomique et physiologique. Pour idéaliser ce projet, nous sommes obligés dé revenir de nouveau à Tanatomie normale du cerveau afin de compléter àéértainS égards les notions déjà acquises. Ce sera une de nos dernières incursions dans ce doinaine.

Dans l'exposé qui précède, le rôle prédominant qui, dans la pathologie deià massés centrales, appartient aiii lésions des deux grands départements dé là capsule interne, s'est montré à vous dans toute son évidence. Par là se trouvent justifiés déjà les quelques développements dans lesquels nous sommes entrés à propos de la constitution âiiatomiqué de ce grand tractûs. A présent, il faudra àîlêr pitis lôiii

KÉCHON t*dStÉtlIftORi DE LA CÀP&ULÉ INTaUNE, 107

et féchercher ce que présente de particulier, anatomiqûèment, la région antérieure ûii lenticuio-stfiée de la capsulé, par opposition à la

région postérieure ^

ou lenticulo-optique dont la lésion détermine , seule , rapparitiOQ du syndrome hémîanes' thésih cérébrale.

Nous commencerons par ce dernier point.

A.DesreChetClies ànatomiques récentes, dues à M. Meynert, nousont fourni à cet égard des données importantes.

Elles ont été exposées avec détails dans le livre d'un

M. Huguenin, pro-

feSSeUTjà Zurich (1). j?in.M.-i,eorpniiUi«lnm.n,, , C, SbRE pidbncDliliei >s rendu

Elles se composent faiicuoda titra pédonculurei

de dissections et, prunte > rsurrAgi de M. HugijeDia, {LûC. cit., Bg. Si,

pôorune partaiissi, ^'

de la comparaison de coupes minces, durcies, examinées

par transparence .

te cerveau étant placé sur sa base, on ouvre les ventricules latéraux, de manière à mettre à découvert la face

(I) XllgiM. Paih. dtr KranAh., etc., p. llfl, fig. SI. Zurich, 187S.

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