‹ Lecons sur les maladies de la peauChapitre 14 sur 46 · FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES

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AVANT-PROPOS

En publiant la seconde partie de mes leçons sur les maladies de la peau, je n’ai pas besoin de rappeler les principes qui m’ont guidé dans l’étude et dans l’enseignement de ces affections, et qui ont été exposés dans ma première publication. Je redirai seulement que j’ai cherché à classer toutes les maladies de la peau dans dix groupes ou familles naturelles comprenant des espèces se ressemblant par leurs caractères généraux de causalité, de marche, d’indications thérapeutiques, quoiqu’elles paraissent souvent très différentes relativement à l’aspect des éruptions. J’ai assez insisté sur l’avantage pratique de cette manière beaucoup plus simple de comprendre les maladies de la peau, pour n’avoir pas à y revenir. On pourra critiquer la formation de quelques groupes; on pourra discuter sur l’admission de telle ou telle maladie dans un groupe ou dans un autre, peu importe : je ne prétends pas que ma classification soit à l’abri de tout reproche; mais je crois devoir maintenir

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rulililé des {jrands groupes qui étaient toujours rosies dans l’esprit des médecins praticiens, et qui n’ont été acceptés de nouveau si facilement que parce qu’ils étaient appuyés sur des faits bien positifs et parce qu’ils étaient féconds en résultats pratiques. 11 n’y a que les personnes trop engagées dans les opinions contraires par des publications antérieures qui puissent méconnaître l’importance d’une telle manière de voir, et qui veuillent chercher bien inutilement à y mettre obstacle. Elles auront beau faire, la classe des dartres, la classe des scrofulides et cell’e des maladies parasitaires sont maintenant aussi solidenienl établies en nosologie cutanée que peut l’être celle des syphilides due aux travaux d’Alibort et de Bielt, et admise par tout le monde depuis plus de trente années.

L’année dernière, j’ai publié mes leçons sur les maladies dialbésiques de la peau, et j’ai présenté la description des dartres, des scrofulides et des syphilides; celle année, je soumets au public médical mes leçons sur les maladies de la peau indépendantes de toute diathèse, et je décris, d’après mes observations cliniques : 1” les difformités de la peau; 2° les maladies inllammaloires simples de la peau, soit purement locales, soit coïncidentes a\ec un état général de l’économie, mais présentant surtout pour caractère principal d’ôtre un accident, et non une manifestation nécessaire d’un état constitutionnel |)crmaricnt; et 3“ enfin les maladies parasitaires telles qu’elles sont comprises par iM. Bazin et par moi, et telles qu’on doit les comprendre d’après les travaux les plus récents. Pour l’étude de cette der-

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nière classe, j’ai dû me livrer aux recherches micrographiques necessaires, el j’aurais désiré joindre des planches pour aider à rintelligence du le-xle, mais ces planches m’onl paru une répélilion si complète de celles de M. Bazin, (pie j’ai hésité à les publier; je ne saurais donc mieux faire, pour ceux qui voudraient juger de l’ajiparence des parasites au microscope, que de les renvoyer aux planches de l’ouvrage de M. Bazin.

La publication de cos six grandes classes de maladies de la peau, dilTorrnités de la peau, maladies inflammatoires accidentelles, maladies parasitaires, dartres, scrofulides et syphilides, embrasse toutes les maladies cutanées réputées spéciales, cl qu’on a l’habitude d’étudier à part. Les fièvres éruptives et les éruptions symptomatiques d’une maladie générale fébrile ou scorbutique. rentrant dans la pathologie interne ordinaire, tandis que les cancers et cancroïdes de la peau appartiennent à la chirurgie, je puis donc dire que mes leçons représentent un traité de dermatologie. J’aurais désiré toutefois joindre la description des maladies cutanées exotiques a ‘celle des autres affections spéciales à la peau, mais j’avoue que le.s occasions de les étudier ont été pour moi encore trop rares pour que j ose me permet Ire d’en donner une histoire fondée sur l’observation clini(|uo. J’ai mieux aimé les laisser de coté (|ue de répéter, sans critique possible, ce que les auteurs ont écrit sur ces affections.

Ln terminant ces lijjnes préliminaires, je désire adresser mes remcrcîmenis à M. Garnier, mon interm', (jui a recueilli mes h çons cl qui a présidé à leur pu-

AYAIST-PROPüS.

l)lication. Je remercie également iM. Mollet, Interne provisoire dans mon service pendant quelque temps, qui a rédigé mes deux premières leçons. Si ce volume est accueilli avec autant de faveur que le précédent, je pense qu’une grande part dans le succès doit leur revenir.

A. Hardy.

Paris, 15 juillet 1859.

LEÇONS

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