G2 SECONDE ET TROISIÈME PÉRIODES
(de Boulogne) et moi, dans la forme de myélite centrale sulaiguë ou chronique qui produit les symptômes de la paralysie générale spinale. Mais je ne veux pas m'arrêter plus longuement sur ce sujet que je compte reprendre bientôt en lui donnant tous les développements qu'il comporte.
Deuxième période. — En général, dès la fin de la première période, la sclérose multiloculaire se présente déjà douée de la plupart des symptômes qui la caractérisent. Ces symptômes s'aggravent et se prononcent encore pendant la seconde, et il s'y surajoute la contracture spasmodique des membres, avec ou sans accompagnement d'épilepsie spinale, par suite de quoi les malades qui, jusque-là, avaient encore pu marcher, tant bien que mal, se trouvent désormais réduits à l'impuissance à peu près absolue et confinés définitivement à la chambre ou même au lit. La contracture qui signale le début de cette période est un phénomène presque toujours très tardif; il ne se montre guère, le plus souvent, que deux, quatre, six ans même après l'apparition des premiers accidents de la sclérose multiloculaire.
Troisièine période. — Le commencement de cette dernière période est marqué, ainsi que je vous l'annonçais, par l'affaiblissement progressif des fonctions organiques ; l'inappétence devient habituelle, la diarrhée fréquente et bientôt survient un amaigrissement général qui se prononce de plus en plus * . —
1 C'est surtout à cette période de la maladie que l'on peut voir survenir des
PARALYSIE BULBAIRE 263
En même temps se dessine une aggravation de tous les symptômes propres à la maladie : l'obnubilation de Tintelligence va jusqu'à la démence ; l'embarras de la parole est porté à son comble et le malade ne s'exprime plus que par un grognement inintelligible. — Puis les sphincters se paralysent et il n'est pas rare de voir la muqueuse de la vessie devenir le siège d'une inflammation ulcéreuse. C'est alors que se montrent, à la région sacrée et sur^ tous les points des membres inférieurs soumis à une pression prolongée, des escliares qui prennent parfois des proportions énormes et consécutivement toute la série des accidents qui se rattachent à cette complication, tels que :. fusées purulentes, intoxication purulente ou putride, etc. La mort ne tarde pas à s'ensuivre. .
Le plus souvent la vie est encore abrégée par l'intervention de quelque maladie intermittente : la pneumonie, la phtisie caséeuse, la dj^'senterie, peuvent être comptées parmi les plus fréquentes de ces affections terminales ' . -
J'ai réservé, pour la mentionner d'une manière toute spéciale, l'apparition de quelques symptômes de paralysie duldaire, parce qu'ils peuvent, en s'aggravant brusquement, précipiter le cours des événements et amener la terminaison fatale, avant même que les phénomènes de la dernière période se soient manifestés. En même temps que la parole devient de plus en plus
accidents susceptibles, peut-être, d'être rangés parmi les troubles tropbiques. Tels sont : 1° un ramollissement des vertèbres, des trochanters, de la tête du tibia, des os du tarse, etc. (BourneTille et Guérard, loc. cit., cas du D"' Pennock, p. 83); — 2° une cyphose et une scoliose à droite, signalée dans un cas de Friedereicli (B. et G., loc. cit., p. 213-214); — 3° un épanchement de liquide dans les deux articulations fémoro-tibiales (Obs. de M. Malherbe) (B.).
' Dans les cas qui ont été publiés dans ces derniers temps, nous retrouvons le plus souvent les ailections terminales indiquées par M. Charcot. Il ressort de la statistique que nous avons dressée que les maladies pulmonaires (pneumonie, pleurésie purulente, tubercules) l'emportent de beaucoup sur les autres. Nous devons encore signaler le décuhitus aigu, la pij'Jlo-ci/stite (un cas), Vœdème de la glotte .(un cas) (B.).