NATURE DE LA LÉSION
reconnaître le mode pathologique suivant lequel cette altération se constitue .
Incontestablement la multiplication des no} aux et l'hyperplasie concomitante dès fibijes réticulées de la névroglie sont le lait initial, fondamental, l'antécédent .nécessaii^e ; l'atrophie dégénérative des éléments nerveux est secondaire, consécutive ; elle a déjà commencé à se produire lorsque la névroglie fait place au tissu fibrillaire, bien qu'elle marche alors d'un pas plus rapide. L'hyperplasie des parois vasculaires ne joue ici qu'un rôle accessoire.
En quoi consiste l'affection de la névroghe qui marque ie début de cette série de désordres ? Il est facile d'y retrouver tous les caractères de l'irritation formatrice. Mais, après avoir reconnu que la sclérose en plaques est ime myélite ou une encéphalite interstitielle clu-onique primitive et unilobulaire, il nous restera à déterminer les caractères liistologiques qui la distijiguent des autres formes de la sclérose des centres nerveux, et aussi de plusieurs espèces de mj'élite ou d'encéphalite qui. prenant également leur point de départ dans la névroglie, n'aboutissent pas néanmoins à la métamorphose fibrillaire. Nous entreprendrons en temps opportun de remplir cette tâche. Pour le moment. Messieurs, nous avons hâte de laisser l'anatomie pathologique pour la clinique, et de vous montrer par quel appareil de symptômes se révèle la sclérose en plaques des centres nerveux ' .
' Daus une note publiée dans les Archives de physiologie (1873, p. 75), un des élèves de. M. Chaicot, M. Debove, est venu modifier les idées généralement admises sur l'histologie de la sclérose en plaques. D'après ses recherches, les parties sclérosées seraient formées de fibrilles et de cellules plates, en tout semblables aux cellules du tissu conjouctif ordinaire. Il est arrivé à cette démonstration par le procédé des injections interstitielles.
Ces faits n'étaient guère d'accord avec ce que Ton croyait savoir de la structure de la névroglie (voir la note p. 205), lorsque M. Rauvier démontra que le tissu conjonclif des centres nerveux ne diffère pas essentiellement de celui des autres organes : la seule particularité frappante est, suivant M. Ranvier, le petit diamètre des faisceaux fibrillaires. (Note de la 2» édition.)