‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 57 sur 129 · SUR LA SCLÉROSE LATÉRALE A M YOTR 0 PII I OLE · texte numérisé non relu

SUR LA SCLÉROSE LATÉRALE A M YOTR 0 PII I OLE

syringomyolic à forme biilbo-proliibérantielle, dont je vous entretenais récemment', s'accompagne d'anesthésie cutanée, de scoliose, de troubles tropbiques divers, etc. Je n'insisterai pas. A l'atrophie musculaire type Duchenne-Aran? Mais notre malade présente une contracture des quatre membres, de l'exagération des réflexes, de la trépidation spinale, et une rapidité d'évolution très frappante. Or ce sont là des caractères qui n'appartiennent point à l'amyotrophie Aran-Duchenne. S'agirait-il ici par hasard de polynévrite ou de sclérose en plaques? Evidemment non. C'est incontestablement à la sclérose latérale amyotrophique, à la maladie de Charcot, que nous devions nous rallier sans hésiter. Et c'est ce que nous avons fait, mon chef de clinique et moi, lors du premier examen du malade.

Les détails auxquels je me suis intentionnellement attardé, chemin faisant, me permettront d'abréger l'histoire clinique de la sclérose latérale. Le cas que je viens d'étudier devant vous est en effet typique, un véritable cas de démonstration.

Un mot d'historique tout d'abord. Il y aura bientôt un demisiècle que Duchenne, de Boulogne, nous fit connaître une maladie dont les caractères cliniques peuvent se résumer ainsi : atrophie musculaire à marche lente et progressive, ne frappant à ses débuts qu'un petit nombre de muscles, de préférence ceux de la main, se propageant ensuite lentement et assez régulièrement aux divers segments des membres supérieurs, etc., entraînant à sa suite une paralysie toujours proportionnelle à l'amyotrophie, atrophie accompagnée de contractions fibrillaires, d'intégrité de la sensibilité. Lorsqu'en 1872 Duchenne fit paraître la troisième édition de son Électrisation localisée, il écrivait que dans l'intervalle des vingt-neuf ans, écoulés depuis sa précédente édition, le grand nombre de cas d'atrophie musculaire observés par lui l'autorisait à considérer cette maladie comme très commune.

Or, aujourd'hui, vous entendez soutenir couramment que Y atrophie musculaire progressive, telle que l'avait spé(;iliée

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