SUR UN CAS DE NÉVRITE A PO PLECTI FO R M E
Sommaire. — Exemple clinique. — Antécédents familiaux et personnels. — Début subit de la maladie actuelle, par des douleurs et par une impuissance motrice de la jambe gauche. — État du malade au moment de son admission dans le service; atrophie de la jambe gauche. — Parésie motrice et anesthésie cutanée du membre inférieur gauche. — Intégrité des réflexes tendineux. — R. D. dans les muscles du mollet, à gauche. — État actuel : la parésie motrice a diminué ; exagération du réflexe rotulien, du côté parésie.
Diagnostic. — Raisons pour lesquelles il y a lieu d'écarter 1 hypothèse d'une
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monoplégie d'origine corticale. — L'hypothèse d'une origine hystérique de la paralysie doit également être écartée. — Arguments qui militent contre l'hypothcse d'une origine spinale de la paralj-sie. — Toutes les circonstances cliniques du cas parlent en faveur de l'hypothèse d'une névrite. — La soudaineté du début se concilie avec cette hypothèse.
Considérations historiques. — Histoire de la névrite apoplectiforme : observations de Remak, d'Eichhorst. — Travau.K de Dubois. — Observation de Déjerine. — Nouvelles observations d'Eichhorst. — Retour sur un exemple clinicpie qui a fait l'objet d'une précédente leçon.
Conclusion. — Les exemples de névrite apoplectiforme, publiés jusqu'à ce jour, se rapportent à des faits disparates. — La névrite dite apoplectiforme ne présente pas de caractères particuliers. — L'étiologie de la névrite, chez le malade présenté, nous échappe complètement ; peut-être les accidents ont-ils eu pour point de départ des varices profondes du nerf sciaticiue 661
DE LA SCLÉRODERMIE
Sommaire. — Rôle du système nerveux dans la pathogénie de la sclérodermie. — Cette all'ection comprend trois grands types cliniques. — Exposé successif des caractères de ces trois types.
Premier exemple clinique. — Il se rapporte à la forme lente et progressive de la sclérodermie. — Description des lésions. — Absence de troubles des réflexes tendineux, d'amyotrophies, de manifestations viscérales de l'artério-sclérose. — Marche de la maladie.
Beuxième exemjjle clinique. — Il s'agit d'un cas où les altérations tégumen taires sont parvenues à leur apogée; description clinic|ue. — Aux membres supérieurs, le squelette et les muscles participent au processus; amyotrophies et panaris. — État des membres inférieurs ; abolition des réflexes patellaires. — État de la sensibilité, déformation de la colonne vertébrale; résultat de la palpation du corps thyroïde. — Marche de la maladie.
Troisième exemple clinique. — Il se rapporte à un cas de sclérodermie en bandes.. — Description des lésions tégumentaires ; leur disposition métamérique. — Absence de troubles de la sensibilité; scoliose; intégrité de l'appareil musculaire.
Éliologie et palhogénie. — Rôle de la prédisposition héréditaire et acquise ; application aux exemples cliniques présentés. — Comme quoi la nature des phénomènes cliniques parle également dans le sens de l'origine névrotrophique de sclérodermie. — Observation de Mendel; confusion possible de la sclérodermie avec la maladie de Morvan. — Présence des microbes vulgaires de la suppuration dans les foyers purulents. — Pathogénie des manifestations amyotrophiques ; elles sont à rapprocher des amyotrophies myélopathiques. — Signification de la disposition symétrique et métamérique de certains îlots de sclérodermie. — Coexistence possible de l'hémiatrophie linguale et de l'hémiatrophie faciale. — Objec-
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tions dirigées contre la théorie de l'origine névrotrophique de la sclérodermie.
Rapports de la sclérodermie avec les altérations de j,a glande thyroïde. — Exemples de coexistence d'un goitre exophtalmique avec la sclérodermie. — Conclusion : le goitre exophtalmique et même le goitre simple peuvent être suivis de l'apparition de la sclérodermie 682
Sommaire. — Premier exemple clinique. — Antécédents familiaux et personnels. — Première attaque convulsive à la suite d'une violente émotion. — Le début des accidents actuels se rattache à un traumatisme. — Manifestations hystériques présentées par le malade. — Paralysie et amaigrissement de la main droite; la paralysie respecte l'extenseur de l'index, elle intéresse une partie des muscles qui font mouvoir l'avantbras et le bras. — Elle se manifeste seulement quand le malade essaie d'exécuter des mouvements volontaires; les mouvements d'habitude, inconscients, sont conservés. — Anesthésie superficielle et profonde du membre supérieur droit; ses limites. —Résultats de l'examen électrique ; intégrité du champ visuel; diminution des réflexes tendineux, au membre supérieur paralysé. — Résumé.
Diagnostic. — Les caractères cliniques de la monoplégie brachiale, présentée par le malade, contrastent avec ceux des monoplégies d'origine cérébrale. — Ils appartiennent pour la plupart aux paralysies d'origine hystérique. — Rareté de l'atrophie musculaire, dans les cas de paralysie hystérique ; dans l'exemple présenté, ce genre de paralysie se double d'une névrite ancienne du cubital et d'une névrite plus récente du médian.
Pronostic et traitement. — L'hystérie mâle est le plus souvent tenace et difficile à guérir. — Moyens thérapeutiques à employer conti'e la paralysie hystéricfue d'une part, contre la double névrite de l'autre.
Deuxième exemple clinique. — Il s'agit d'un cas de monoplégie du membre inférieur gauche, survenue à la suite d'un traumatisme accompagné d'une violente émotion. — Évolution des accidents. — État actuel : paralysie flasque du membre inférieur gauche; diminution des réflexes tendineux; abaissement de la température locale. — Atrophie musculaire du membre paralysé; diminution de l'excitabilité électricpie; troubles delà sensibilité superficielle et profonde ; scoliose.
Diagnostic.— La nature hystérique de la monoplégie présentée parce second malade est manifeste et incontestable. — Considérations historiques sur l'hystéro-traumatisme.
Pronostic. — Dansles cas où une paralysie hystérique est d'origine traumatique, le pronostic peut soulever une question médico-légale. — Conduite à tenir par le médecin 714
Paris. — Typ. Chamerot et Renouard, 19, rue des Saints-Pères, — 3jù15.