‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 128 sur 162 · CARACTÈRES DE LA CONTRACTURE HYSTÉRIQUE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DE LA CONTRACTURE HYSTÉRIQUE

hystériques. La maladie a débuté à 34 ans, après une violante secousse morale, par une attaque avec perte de connaissance. Cette attaque, selon toute vraisemblance, a la forme épileptique de ITiystérie- Etch,.., en effet, pendant l'accès est tombée dans le feu, et elle porte sur la figure des traces de la brûlure qu'elle s'est faite dans cette circonstance. De nouvelles attaques, tantôt franches hystériques, tantôt prenant quelques-uns ta de

FépUepaie, sont survenues, à plusieurs reprises, durant les années suivantes; mais c'est à 40 ans que sont apparu symptômes permanents de l'hystérie que nous avons à étudier aujourd'hui. Nous devons indiquer au milieu de quel concours de circonstances ils se sont développés, car KM trouvons là quelques traitscaractéristiques.

a) Les règles, jusque-là régulier* ■ rangent ; la malade a de temps en temps des vomissements de saflg(l) ventre est le siège d'un ballonnement considérable a douleur vive à la pression de la région ovarienne douleur d'un caractère spécial, Raccompagnant de m tiens particulières qui s'irradiaient vers la région trique et que la malade reconnaissait comme précédant I* plupart de ses attaques. Ces douleurs, comme d'ailleurs le ballonnement et la rétention d'urine, existent encore aujourd'hui.

b) Presque en même temps, Etch... est affectée d'une rétention cl* urine persistante, qui nécessite habituellement le cathétérismo.

c) Les choses en étaient là lorsque, en octobre 1868. vient une attaque très-intense, accompagnée deconvulî

(l) Ces! là un accident Croquent chez les hystériques lorsque U menstruation est notablement troublée.

caractères de la contracture hémiplégique. 353

et suivie d'un état apoplectiforme avec respiration stertoreuse; c'est alors que débuta tout à coup l'hémiplégie.

Eh bien. Messieurs, ce ballonnement considérable du reniée, ces douleurs de la région ovarienne, cette rélent ion des urines, constituent un ensemble de symptômes dont rimportance.au point de vue du diagnostic, est à peu près décisive. Rien de semblable ne s'observe dans les prodromes des hémiplégies de cause cérébrale, et il est au contraire très-habituel de voir ces symptômes précéder l'apparition des phénomènes permanents de l'hystérie : hémiplégie ou paraplégie. C'est un point que M, Briquet n'a pas manqué de faire ressortir; unie trouve également relevé comme il convient, du moins en ce qui concerne la paraplégie hystérique, par M. Laycock, dans les termes suivants ; « La paralysie plus ou moins prononcée des extrémités inférieures, dans l'hystérie, est toujours accompagnée — il aurait pu ajouter: u et précédée » — par un degré correspondant* de perturbation dans les fonctions des organes pelviens ; cette perturbation se traduit par la constipation, la tympanite, la paralysie vésicale, l'accroissement ou la diminution de la sécrétion urinaire, l'irritation ovarienne ou utérine, etc. (1). »

d) Lorsque Etch... est entrée à la Salpétrièw, il y a un an (juin 1869), l'hémiplégie datait déjà de sept ou huit mois. Indépendamment de toutes les particularités, si caractéristiques, qui viennent d'être rappelées, l'état des membres paralysés pouvait, lui aussi, être invoqué en faveur de l'origine hystérique de la paralysie. Ainsi, tandis que le membre supérieur était dans un état de flaccidité complète, absolue, le membre inférieur présentait au genou une rigidité très-marquée. Ce serait là une anomalie considérable dans un cas d'hémiplégie consécutive à une lésion céré-

(l) Trtatiu «m tke nervous Vueasei of Women, Loûdon, 1840, p. 240. Cbabcot, t, I, 3 e éd. 23

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brale, car, en pareil cas, la rigidité tardive se manifeste toujours de préférence dans le membre supérieur.

é) La contracture, qui, aujourd'hui, occupe le men supérieur, remonte k quelques mois seulement, et elle

eloppée ti > u t A coup, sans transition, à la suite d" attaqua. Ce tt'atf pas de la sorte, vous le savez, que | cède la contracture tardive dans l'hémiplégie dm morrhagie ou au ramollissement du cerveau ; constainment, dans ce dernier cas, la contracture s établit J< ment, d'une manière progressive.

Ainsi, Messieurs, en tenant compte de toutes les circonstances qui viennent d'être énuznérées, rien n'est , Caoile que de reconnaître chez Etcli — la véritable cause du

mal 11 en sera de même encore dans le fait suivant, qiu relatif à un cas de paraplégie hystérique (1),

Àlb„«.,, âgée de 21 ans, enfant trouvé, est atteint depuis deux ans environ d'une contracture permanent des membres inférieurs, qui sont, comme vous pou \ etestatar, dans l'extension et tout à fait rigides. De in qn«> chez Klcli..., la contraetilité musculaire n' amoindrie. Les memb t amaigris, mais d'une façon

râle, et eet ainaigriwemant tient à ce que la malade

affectée, de vomissements presque innirrribles qui rempêdient de s'alimenter sufiisamnient On note, en outre, une analgésie à peu près compléta *h>> nettbraa l>aralysés.

(i) 11 a déjà été" question de celte malade dans la Leçon* XI, p, 343. — Ou trouvera sou histoire complète dans les Rethtrchtê dinvjutê tt tMn* peutifuu sur iepiUptit 9$ fAyitérit f p, 151.

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