‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 141 sur 162 · DANSE DE SAINT-GUY · texte numérisé non relu

DANSE DE SAINT-GUY

galerie de r archiduc Albert, à Vienne. On en trouve nue reproduction dans L'intéressant ouvrage de M. 1\ Lacroix (Vie militaire et religieuse au Moyen-Age et à V époque de la Renaissance. Paris, ]873 t art. Pèlerinages, p. 433).

Une série de femmes, soutenues chacune par deux liommes et précédées par des Joueurs de cornemuse, qui soufflent ft pains poumons dans leurs instruments, se dirigent en dansant, sur une seule Ble, vers une chapelle qu'on aperçoit dans le lointain et où se trouvent sans doute dépôts restes du saint. Ce sont des gens du commun, car leur mise est à peu près celle des paysans qui figurent dans les tableaux de Ténicrs et de Brauwer.

L'ordre de la procès trouve de temps en temps

troublé; plusieurs des pèlarines,en effet, en proie ans tourments d'attaques dont le caractère ne peut être méconnu, calent, se contorsionnentet se débattent sous ivtreinte ns compagnons ; ceux-ci — et c'est là peut-être leur principale fonction — font tous leurs efforts pour les contenir et les empêcher de tomber à terre. La scène est v on le voit, fort animée; elle devait être aussi fort bruyante, car quelques-unes des éiier^umèncs semblent crier à tue-tète.

Sur le second plan se ?oit on ruisseau ou des serviteurs empressés vont puiser à t'aide dVcuelles. L'eau qui y OOUle est douée peut-être de propriétés curatives; en toutcaselle pondait servir àétancher la soif dont souffraient certainement les principaux acteurs. Certains épisodes que l'artiste, en homme discret, a relégués dans les parties les moins en vue de son tableau, font reconnaître jusqu'à l'é- \idonceque la lubricité n'était pas toujours, tant s'en faut, bannie de cesasseml)]

Dus cette même conférence, M. Charcot a montra un autre dessin qui concerne encore l'histoire de l'hystéroépilepsie. il s'agit d'une lithographie faîte par J. Scarlett Davis d'après une esquisse attribuée a Kubens et qui, en eflfet, ne parait pas indigne du maître» En examinant r<> tableau qui représente, dans toute leur vérité, les contorsions aune démoniaque, on se remet en mémoire quelquestions adressées à la Faculté de Montpellier par le père Santerre, de Nîmes, à rëpoque où la démo» nopathie sévissait à la fois à Loudun et dans Je Languedoc (1632, 1631

Ce pli, courbement et remuement du corps, La tête touchant quelquefois la plante des pieds, avec autres con-

APPENDICE

torsions et postures étranges sont-ils un signe équivoque de possession? »

w L'enflure subite de la langue, «le la porge et du via et le subit changement de routeur sont-ils des carae; certains tle powegstofi I » etc., etc.

On sait que la docte Faculté répondit, avec raison, qu'il ne &llait voir dans tout cela que des phénomènes naturels; mais elle oublia de dire que ces phénornènea appartiennent à L'affection hystérique, dans sa forme grave, dont ils sont ém manifestations vulgaires.

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