‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 77 sur 162 · IV · texte numérisé non relu

IV

Les nerfs eux-mêmes n'échappent pas ft la sëlérosë. On les Toit quelquefois sortir, à leur origine, d'une plaque de sclérose et se montrer parfaitement sains ; d'aùtfes Ibis, on trouve sur leur trajet des plaques scléreuses eh tottf semblables à celles des centres nerveux, du moins sur les portions de ces nei*fs voisines des centres: les observations de MM. Vulpian et Liouville, souvent répétées depuis, ne laissent pas de doute à cet égard. Les nerfs crâniens qui ont offert des plaques de sclérose sont les nerft optiques, olfactifs et de la 5 e paire. Quant aux nerft rachidiens, ndUS savons seulement que des plaques ont été vues sur les racines postérieures et antérieures; mais tous ignorons s'ils ont été lésés sur leur parcours extra-spinal. (Vpy. PL* I, Fig. I et S, a, b.)

Je n'insisterai pas plus longuement, Messieurs, sur cette topographie des plaques scléreuses ; toutefois, Je ne puis me dispenser d'appeler toute votre attention sur l'intérêt qui s'y attache.

Vous voyez, en effet, les plaques siéger sur des régions très-diverses des centres nerveux, suivant les cas, et il est clair, qu'à ces variétés de siège devront répondre des désordres fonctionnels bien différents. C'est à cela que la maladie doit en grande partie son caractère protéiforme. Nous reviendrons sur ce point. Pour le moment, remarquez que ces différences de siège motivent des divisions importantes que nous retrouverons en clinique. Tantôt les plaques occupent exclusivement la moelle [forme spinale) ; tantôt elles prédominent dans l'encéphale [forme céphalique ou bulbaire); enfin, l'existence simultanée de plaques dans l'encéphale et la moelle répond à la forme cérébro-spinale.

Pour en finir avec l'anatomie à l'œil nu, il ne me reste plus qu'à indiquer les principaux caractères que présentent les plaques considérées individuellement.

Quelquefois, les plaques sont saillantes et comme turges-

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