‹ Lecons sur les maladies mentales (volume 2)Chapitre 151 sur 201 · I>E L IDIOTIE · texte numérisé non relu

I>E L IDIOTIE

ment grêles et allongées. On y remarque souvent un défaut de développement du pouce, qui est remarquablement court par rapport aux autres doigts. On y constate l'atrophie de plusieurs groupes musculaires, et en dehors des lésions anatomiques, une maladresse, un défaut d'habileté qui constitue Tun des meilleurs caractères symptomatiques de l'idiotie et qui relève évidemment d'un vice cérébral.

Contrairement au tableau que nous venons de tracer, il existe, ne l'oublions pas, des idiots bien conformés au point de vue physique et qui, sauf la tête, pourraientpresque être considérés comme beaux. C'est surtout chez les imbéciles que se rencontrent ces avantages corporels ; mais on peut aussi les rencontrer, exceptionnellement, il est vrai, chez des sujets dont les facultés intellectuelles se trouvent au niveau le plus inférieur.

Les causes de l'idiotie sont extrêmement nombreuses. Le plus souvent congénitale, l'idiotie peut être acquise. On l'attribue quelquefois à des accouchements difficiles dans lesquels la tête de l'enfant a souffert d'une compression prolongée ou a été violentée par le forceps. On voit aussiseproduireunaffaissementincurabledes facultés intellectuelles chez de jeunes enfants, à la suite de maladies diverses parmi lesquelles les pyrexies et surtout la fièvre typhoïde jouent le premier rôle, etsurtout après les convulsions, qui peuvent être symptomatiques d'une méningite ou de quelque autre processus morbide obscur dont l'encéphale est devenu le siège. On admet aussi queles coups, les chutes, les émotions et les frayeurs violentes peuvent arrêter brusquement chez les jeunes enfants le développement de l'intelligence. Au reste, ces causes diverses ne peuvent amener l'idiotie qu'à la condition d'agir de très bonne heure et dans les premières années de la vie. Il s'agit, en

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