Lecons sur les maladies mentales
L'auteur d'an livre parvenu à sa deuxième édition doit tenir compte des critiques qui lui ont été adressées, ainsi que des progrès incessants de la science.
Voilà pourquoi la deuxième édition d'un volume est bien plus laborieuse à rédiger que la première. Le premier jet de la pensée se déroule sans obstacles ; le travail qui lui succède, encombré de corrections et de transformations, se traîne d'un pas boiteux vers la conclusion finale.
J'ai cherché à reproduire ici le tableau fidèle de mon enseignement à la clinique des maladies mentales à la Faculté de médecine de Paris. Douze années d'exercice m'ont fourni un nombre suffisant de leçons
VI rniÎFACIî DE LA DEUXIl'iMlC lÎDlTlON,
pour former par leur ensemble un véritable traité des maladies mentales. Il est évident que dans ce travail on peut signaler des lacunes, et que certains chapitres n'ont été qu'imparfaitement discutés ; mais je n'ai pas eu l'intention d'être complet. J'ai voulu conserver à mon livre un caractère essentiellement clinique et pratique, qui ne comportait pas la possibilité d'un catalogue irréprochable.
La plupart des organes de la presse médicale, en France et à l'étranger, ont témoigné la plus extrême bienveillance à l'œuvre et la plus grande sympathie à l'auteur.
Qui'il me soit permis d'exprimer ici toute ma reconnaissance pour ceux qui m'ont comblé de leurs bons procédés et qui, quelquefois, m'ont adressé des critiques dont j'ai cherché à tirer profit.
B. BALL
Paris, l«r juillet 1890.