CHOLÉRA
fructueuse expérience industrielle, et par conséquent, elle doit nous être absolument étrangère.
J'ai eu occasion de vous dire dans quels points de l'économie se rencontrait le bacille cholérigène. Pendant la vie, sa présence pourra être constatée dans les déjections, avec les mêmes procédés que ceux qui doivent être mis en usage pour la recherche dans les selles du bacille typhogène d’Eberth.
Je termine par quelques notions de technique.
Les procédés employés pour constater la présence du microbe cholérigène sont très nombreux, ils sont tous très simples. Le procédé le plus ordinaire consiste à étaler, sur une lamelle, le liquide à examiner ; on laisse sécher à la température ordinaire, puis on plonge la lamelle pendant une minute dans une solution faite de violet de méthyle, on lave à l’eau distillée et on laisse de nouveau sécher à une douce chaleur.
Le procédé du professeur Cornil permet de bien voir les mouvements des bactéries qui persisteut après leur coloration :
On étale sur une lame porte-objet le liquide à examiner, on laisse sécher à moitié, on y met alors une goutte de solution aqueuse faible de violet de méthyle, on recouvre doucement avec une lamelle que l'on presse doucement avec du papier buvard pour enlever l’excès du liquide colorant. En observant alors avec un objectif à immersion, on peut constater que les mouvements du microbe sont très vifs, et qu'ils persistent fort longtemps.