Zicglers Beitrâge z. palli. An. 1895, XIII
2. Arch. de NeiiroL, 1895, ir 78, p. 97. 5. Neurol. CenLralblatt 1889, n- '20, 22.
4. Yex'hoogen et Vaiidervelde. Journal de me'd- de Bruxelles, 1895, n" 22,
âOO PACH.YMENINGITE CERVICALE HYPERTROPHIQUE
Je ne crois pas, en concluant ainsi, hasarder une pure hypothèse.
S'il est un cas où la pachyméningite cervicale primitive soit incontestable, c'est bien assurément le cas princeps de Joffroyà Or, vous retrouverez, à la lecture du mémoire original, la description des canaux de nouvelle formation creusés dans la substance grise (Fig.. 55). Voilà donc encore une observation de Sijringomyélie secondaire.
Qu'importe que la prolifération de la névroglie au pourtour de
Fig. 55. — Pachyméningite cervicale hypertrojjhique; coupe de moelle à la parlie moyenne du renflement cervical (d'après la thèse de JolFroy). — On y voit la gaine fibreuse formée par les enveloppes de la moelle confondues et méconnaissables, ainsi que des « canaux de néoformation creus;'^s dans la substance grise ».
la cavité soit abondante ou précaire ? L'essentiel est de constater la réaction caractéristique de la substance grise centrale, dont je viens de vous parler.
Vous en rencontrerez la preuve matérielle dans toutes les variétés de maladies spinales où le système vasculaire subit une perturbation notable. La Pachyméningite remplit cette condition entre toutes. Mais la Myéhte aiguë diffuse, la Syphilis médullaire, le Tabès lui-même, produisent le même résultat dans un nombre de cas qui, chaque jour, va s'accroissant.
Je vous signalerai particulièrement, en ce qui concerne le Tabès, une observation d'Oppenheim' où le diagnostic hésita longtemps entre une Paralysie générale et une Ataxie locomotrice. Une gliomatose spinale découverte à l'autopsie ne devait rien changer ni à l'une ni à l'autre des deux suppositions.