‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 3)Chapitre 59 sur 163 · DIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON

SYRINGOMYÉLIE

I. La Syrtngomyéhe e&l une complication de lésions préexistantes. — Elle peut s'observer dans toutes les affections chroniques de la moelle.

La gliose est un mode de réaction banal du tissu névroglique. La forme cavitaire et la forme néoplasique relèvent également d'un processus irritalif. — Unilatéralité

et bilatérité de la gliose.

II. Variations morphologiques du canal épendymaire chez l'homme. — Modifications du type normal dans toutes les variétés de myélopathie. — Aspect de la couche épithé-

liale. — Lilidité du canal.

III. Gliomatose sans Syringomyélie. — Cellules de remplacement de l'épithéliura épendymaire. — Multiplication des cellules. — Canaliculisation de la névroglie sous épithéliale.

IV. Polymorphisme des éléments de la couche profonde. — Chevelu de la base d'implantation des cellules superficielles. — L'épithélium superficiel n'est qu'une variante morphologique de la cellule névroglique en général. — Rapports des prolongements des cellules névrogliques (feuillet blastodermique externe) avec les capillaires sanguins (feuillet blastodermique moyen).

Y. Syndrome syringomyéliguc. — Répartition île la thermo-analgésie par tranches. — Identité de cette topographie avec celle des paralysies hystériques. — Anesthésies « en jambières, en chaussettes, en gants, en manchettes, en veston».... — Anesthésies d'origine radiculaire.

VI. Métamérie primitive des centres nerveux. — Métamères et neuromères. — Métamérisme cbez les vertébrés inférieurs. — Nerfs intercostaux chez l'homme. — Métamérisme du renflement cervical de la moelle.

Le dispositif anatomique des métamères primitifs peut seul expliquer les anesthésies par tranches.

Messieurs,

La Syrincfomyélie est une maladie dont les cas se sont multipliés depuis qu'on a appris à la reconnaître, et vous savez que la difficulté du diagnostic n'est pas grande. Nous en avons toujours plusieurs spécimens dans le service de la Clinique. Vous les connaissez, et je n'ai pas l'intention de les faire servir à une étude d'ensemble du syndrome syringomyélique; je voudrais simplement aujourd'hui vous exposer quelques laits anatomiques et physiolo-

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giques que le clinicien ne doit pas ignorer; d'autant que ces faits sont de nature à faciliter grandement le diagnostic topographique de la gliose médullaire.

La première partie de cet entretien sera consacrée à l'étude anatomo-pathologique de la lésion syringomyélique. Dans la seconde, je m'appliquerai à vous faire comprendre comment et pourquoi Yanesthésie syringomyélique affecte une disposition incompatible en apparence avec la distribution périphérique des nerfs cutanés.

I. — Lorsque je vous ai fait voir les rapports réciproques de la Pachyméningite cervicale hypertrophique et delà Syringomyélie', j'ai essayé de mettre en relief la non-spécificité anatomo-pathologique de celte dernière: je vous ai présenté la Syringomyélie comme un procédé de réaction — probablement irritatif — de la névroglie, survenant sous l'influence de causes multiples.

C'est évidemment dans les affections chroniques de la moelle

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