‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 3)Chapitre 61 sur 163 · Voy. la leçon précédente · texte numérisé non relu

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postérieure peut être le siège, sont, entre toutes, favorables au développement des productions de gliose.

D'autre part, vous n'ignorez pas que les lésions de la Syringomyélie peuvent variera l'infini : les unes consistent essentiellement et exclusivement en formations cavitaires ; les autres sont de véritables tumeurs solides; d'autres encore sont constituées à la fois par des formations cavitaires et par une néoplasie presque identique— au premier abord du moins — avec la tumeur spéciale aux centres nerveux : le gliome. La préparation que je fais passer sous vos yeux, empruntée à l'atlas de MM. Blocq et Londe, est un bel exemple de cette dernière combinaison (Fig. 56).

J'ajoute que le siège, l'étendue axiale, le volume, le nombre des foyers de Syringomyélie sont tellement différents suivant les cas, qu'il est déjà presque impossible d'y voir autre chose qu'un processus irritatif banal. C'est de cela même que je voudrais vous donner aujourd'hui de meilleures preuves encore. Mais, pour remplir ce but, il m'est indispensable de faire appel à des souvenirs d'anatomie. et d'histologie normales, qui doivent être présents dans vos mémoires.

La gliose a pour lieu d'élection la région du canal épendymaire : je dis la région, et non pas le canal épendymaire lui-même. Les cavités sont quelquefois le résultat d'une dilatation excessive du

Fig. 57 et 58.— Deux moelles syringomyéliques : A. gliose cavitaire bilatérale; B, gliose

cavitaire unilatérale.

canal: mais, quelquefois aussi, elles en sont complètement indépendantes. Elles naissent en quelque sorte sur place, dans la masse .du

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tissu névrogliquc. Je n'ai pas à vous rappeler qu'il n'existe aucune corrélation entre le calibre des cavités et le volume du néoplasme. En général, les cavités ont une tendance marquée à pénétrer dans les cornes postérieures; mais on ne peut à cet égard formuler une loi générale. La dilatation est parfois unilatérale ; et ceci nous permet de comprendre les localisations hémiplégiques et surtout hémiparaplégiques1 du syndrome syringomyélique. Tantôt la cavité s'arrête brusquement, tantôt elle se prolonge, plus ou moins fusiforme, de bas en haut ou de haut en bas, quelquefois dans les deux sens (Fig. 57 et 58).

Depuis quelque temps, on a remarqué que le processus syringomyélique, loin de se limiter dans la région spinale du névraxe, pouvait se propager jusqu'à la protubérance annulaire et môme jusqu'aux ventricules du cerveau. Ainsi s'expliquent les phénomènes céphaliques qui, malgré leur rareté relative, ne sont pas absolument exceptionnels.

II. — Tels sont. Messieurs, les points essentiels qu'il était nécessaire de vous rappeler avant d'aborder l'étude des altérations microscopiques. Je vous ferai remarquer d'ailleurs que l'analyse histologique de certains cas de gliose médullaire est éminemment propice à l'élncidation de quelques problèmes concernant la structure et l'origine de la névroglie. Tous les cas ne sont pas également démonstratifs; mais il est rare qu'une production gliomateuse spinale ne fournisse pas, sur plusieurs de ses points, des renseignements utiles.

L'aspect du canal épendymaire est très variable, chez l'homme en particulier, selon le niveau de la moelle, selon l'âge et surtout, très probablement, selon les maladies antérieures : il semble s'écarter d'autant plus du type de description convenu, que le sujet est plus âgé et aussi qu'il a un passé pathologique plus chargé. Sans affirmer catégoriquement cette relation de cause à effet, je la crois établie sur un nombre d'observations personnelles suffisant pour la mentionner au passage : d'autres observations sont nécessaires pour la confirmer.

Il y a loin de l'aspect que présente le canal épendymaire chez un nouveau-né à celui que nous constatons chez un adulte ou chez un vieillard, tout spécialement lorsque la moelle est le siège de lésions

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