‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 105 sur 441 · QUE DANS LES 1^' ET A* TRIMESTRES DE CHAQUE ANNÉE · texte numérisé non relu

QUE DANS LES 1^' ET A* TRIMESTRES DE CHAQUE ANNÉE

i>Dt rapidement gagné le terrain qu'elles avaient perdu dans la ville de l'dri.s à la suite des deux sièges et de la guerre de i 870-1 87 1 . Elles ont iièine dépassé leur niveau de 1869, surtout dans les deux années 1 879 !t 1880, et elles sont arrivées à un développement qu'elles n'avaient >eut-étre jamais présenté auparavant à aucune époque.

AtM> SI L'aC6HSXTATI0» dis HAL4DIKS VÉNÉaiXXÏfES DANS LA VILLE DB PaRIS, DEPUIS 1875 JC^.r'AT COMMEUCCHENT DE I88t.

aL9 ieor appréciation faut-il prendre la contre-partie des causes qui avaient produit la diminution

•'«<->>« maladies?

.-^nr*.^ A faire sur an pareil sujet. — On arrive à des probabilités plutôt qu'à des certitudes

itK.lHE CALÂE : Augmentation de la population parisienne. Il y a actuellement 10i,160 habitants .•> . us qu'en tST6 et 239.173 de plus qu'en 1872.

i.i:zas CACSs : Augmentation de la fortune publique et des fortunes privées. — Côté hypothéuf 4^ <i<4 cette cause.

J^ viens de terminer la première partie de ma tâche ; je vous ai .émontré mathématiquement que le nombre des maladies vénériennes plus que doublé depuis l'année 1875, et que cette augmentation pro-

i >'Mu<'oap plus actif pendant les deuxième et troisième trimestres de chaque année»

ar (.'liiiint les premier et quatrième trimestres.

ht fi^.f't, pour ces six années la totalité des deuxièmes trimestres donne 34,454 con-

^*". '• des troisièmes trimestres donne 39,490 consultants.

' '•>'^u<ion xuhsidiaire : La, contagion vénérienne est plus prononcée dans les mois

^. .ilet, août et septembre, que dans les mois d'avril, mai et juin. — C'est dans le

' • - • m«» trimestre qu'elle atteint, chaque année, son maximum.

ir ' jr le> six années la totalité des premiers trimestres donne 31,843.

♦> I -^ .J^-ii quatrièmes trimestres, donne 33,797.

/^ • '/^//i** inclusion subsidiaire : La contagion vénérienne est plus active dans le

«•"iKrnp trimestre que dans le premier. C'est dans les mois de janvier, février, mars,

!«-:'' descend à son minimum.

£:: rli»âant les trimestreft selon leur importance, au point de vue de la contagion véné-

' ^1 -i. on voit que :

Lr '"oisième trimestre (juillet, août et septembre) occupe la première place.

Ir 4r.jxii»me trimestre (avril, mai et juin) occupe la deuxième place.

L IJatrième Inimestre (octobre, novembre et décembre) occupe la troisième place.

le ;-rtfnier trimestre (janvier, février, mars) occupe la quatrième place.

'< :i>f*aroas maintenant la totalité des deuxièmes et troisièmes trimestres, avec la ^i '", de< premiers et deuxièmes trimestres.

K*^ irouvoQs-nous? Pour le premier groupe (deuxième et troisième trimestres), ' -*^t 'oDsaltaiits.

^^ ' jr le «leuxiéme groupe (premier et quatrième trimestres), 65,640 consultants.

te 'premier groupe l'emporte donc sur le second de 8,304; et, en prenant la moyenne

188 CAUSES DE L'AUGlflLENTATION DES MALADIES véKÉBIENXES

gressive, qui avait commencé dès i 876-77, loin d'avoir été transitoire. s'était au contraire accentuée dans les années qui ont suivi l'Eipo sition et était devenue permanente.

Il me reste maintenant à rechercher quelles ont été les causes de ^ grand fait qui ne peut laisser indifférents les médecins et les hy>nistes. Quand je me suis occupé de la diminution des maladies vei;riennes dans la ville de Paris, et que j'ai cherché à m'en rendr* compte, je n'ai trouvé que quatre ordres de causes auxquelles iléiiil rationnel de l'attribuer :

i* La dépopulation immédiate de la ville, à la suite de la guerre-' l'arrêt dans le développement numérique de ses habitants;

pour six années, on arrive à cette conclusion que le chiffre des consultants, danslt-^r^^ d'avril, mai, juin, juillet, août et septembre est supérieur de 1,384 au chiflre <1^> "' sultants dans les mois de janvier, février, mars, octobre, novembre et décembre.

En comparant entre eux les trimestres de l'année 1878, année de rExpoMt.-u: 4 remarquera que le quatrième trimestre a sur le premier une supériorité numériqu- ji ne retrouve dans aucune des autres années. Ce fait est facile à expliquer, puisqj' * conséquences de la contajçion vénérienne, développée sur une large échelle peu '!:."• durée de l'Exposition, c'est-à-dire pendant les deuxièrne et troisième trimestres li. !•> devaient forcément se prolonger beaucoup au delà, et se faire sentir sur le qudiri ai trimestre de 1878 et le premier de 1879.

Afin de compléter ce qui précède, je vais faire connaître maintenant le mou\eD'.^ des admissions à l'hôpital du Midi, -pendant les six mêmes années. Cette stati^tiK^' loin d'avoir la même valeur que la précédente. Elle ne peut donner qu'uue itl^ ' incomplète de la contagion vénérienne dans Paris. Néanmoins elle ne me paraît y sans intérêt.

Depuis 1875 jusqu'à 1880 inclusivement, voici quel a été le mouvement des ad mi>v^ dans les trois services de l'hôpital .

t" trimeitre V trim«ilre 3* trimestre 4* trimrst'*

Année 1875... 862 1,012 974

Année 1876 884 915 938

Année 1877 1,001 1,049 1,020

Année 1878 1,087 1,128 1,207

Année 1879 1,026 1,132 1,128

Année 1880 1,101 1,195 1,341

En additionnant les trimestres on trouve: Premiers trimestres 5,961; — CK'ji.î trimestres, 6,431; — Troisièmes trimestres, 6,608; — Quatrièmes trimestres. 6;r'.

Ici encore, comme nous l'avons vu pour les consultations, ce sont les dt^iuî'^y troisième trimestres qui donnent le chiffre d'admissions le plus élevé, puivu» \ de 13,009; tandis que celui des premier et troisième trimestres, n'est que de li,^«' ^ la différence est minime, car elle se réduit à un chiffre de 673 en faveur du yr- 1 soit environ 100 de plus par année.

Parmi les trois trimestres, le troisième conserve la supériorité pour les a»î'îu ■• comme il l'avait pour les consultations.

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