‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 235 sur 441 · SSCONDAIBB ET CEUX DE LA SYPHILIS TERTIAIRE · texte numérisé non relu

SSCONDAIBB ET CEUX DE LA SYPHILIS TERTIAIRE

deux OU trois ans en moyenne. Elles ne se reproduisent pas indéfiniment. Après un certain nombre de poussées successives elles disparaissent pour toujours. — Semblables à ceux des autres maladies constitutionnelles ou personnelles, les accidents tertiaires, lorsqu'ils surviennent, apparaissent à des époques variables et qu'on ne peut calculer. Ils n'ont aucun début fixe. Très rares peu de temps après le chancre et dans la phase secondaire, on les voit naître et récidiver indéfiniment, sans aucune régularité, sans aucune échéance limitée. On n'a jamais la certitude d'en être quitte avec eux. Ils sont essentiellement insidieux.

3* Les lésions secondaires sont généralisées, diffuses et multiples ; elles s'accumulent simultanément et en grand nombre sur le même individu. Elles suscitent quelquefois, à leur début, comme les maladies accidentelles, une réaction synergique de l'organisme, qui se traduit par des troubles généraux. — Les lésions tertiaires sont discrètes, isolées, solitaires ; elles ne se généralisent que dans les formes précoces, malignes et galopantes. Elles surgissent inopinément, en pleine santé, et sans être annoncées par aucun effort réactionnel de l'organisme contre leur invasion.

4^ Les manifestations secondaires sont superficielles, apparentes, et d'une durée relativement courte ; elles sont résolutives et ne compromettent en général que momentanément la structure des tissus. Douées d'une grande spécificité, eUes sont si expressives dans leur physionomie, si particulières dans leurs poussées, leurs localisations, leur processus, leurs coïncidences^ etc., qu'il est difficile de ne pas les rattacher à leur véritable cause. — Les manifestations tertiaires sont latentes, d une très longue durée, profondes et désorganisatrices. Elles attaquent et détruisent les parenchymes sans donner lieu à des phénomènes morbides portant en eux-mêmes l'empreinte de leur origine diathésique. Leurs symptômes sont pour la plupart d'ordre commun ; aussi est-il souvent impossible de fonder sur eux seuls le diagnostic. II faut remonter aux antécédents, rechercher partout les traces anciennes ou récentes d'accidents plus spécifiques, et enfin tenter l'action curative de l'iodure de potassium, pour s'assurer de leur provenance.

En présence de caractères aussi tranchés S est-il étonnant qu'on ait

1. Dans les généralités, j*ai parlé assez longuement pourn*y plus revenir de la contagiosité des produits morbides et de la transmission héréditaire qui appartiennent à peu près exclusivement à la phase virulente de la syphilis.

484 TBAKSFORKATION OOKSTITUTIOKNELLE DE L*INTOXIOATIOV.

regardé la syphilis secondaire et la syphilis tertiaire comme dt-u: maladies distinctes ? Et cependant les accidents qui leur sont proprtf^ si différents qu'ils paraissent, émanent bien de la même source. Mai les premiers semblent être le résultat d'une intoxication qui ne s>: emparée qu'imparfaitement et pour un temps limité de l'organisme tandis que les seconds attestent une prise de possession profonde t définitive qui, en viciant pour toujours la vie plastique , condamc l'économie aux éventualités sans terme des manifestations conî^iiu tionnelles.

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