En voici la preuve
Éruption de neuf tumeurs gommeuses sous-adanées, à la 10* année cTuiie .<yp^" accident primitif bénin, !'• poussée : syphilide papuleuse; 2*, à la 3« année^.<i,f ulcéreuse profonde. — Aucune altération de la santé générale, — Disposition symrini • de quelques-unes de ces tumeurs.
Aucune trace cicatricielle ou maculeuse de Taccident primitif contracté en m&rs b* Au bout de 4 ou 5 semaines, éruption papuleuse généralisée qui dura :^moi^rt' soignée à la maison de santé. En 1871 et 1872, rien. — En 1873, exulcératioo >ur organes génitaux et syphilide ulcéreuse. — I>e 1871 à 1879, aucune manifestatiou. En r« 1880, Fans cause appréciable et quoique le malade se fût très bien soigné dans les iri^ • quatre premières années de sa maladie, il se produisit neuf tumeurs gommeuses àivtissu cellulaire sous-cutané. Elles évoluèrent lentement et spontanément car eil' > * furent point traitées à leur début. Elles existaient depuis quatre mois, quand le ou > entra dans mon service. Sur la partie externe de chaque fesse, il y avait trais k^**' cavernes gommeuses, disposées symétnquement de chaque côté. Leur ramotlivM-n r datait de quelques semaines. — Trois autres occupaient la surface extenie de Ia^'<' bras gauche. L'une d'elles, ramollie et fluctuante n'était pas encore ouveite et ci*' ^
DES TUMEURS OOMM£U»EB DE L*UYPOD£HMK. 811
épaules étaient criblés de plus de cinquante tumeurs gommeuses dont [{uelques-unes creusées d'ulcérations caractéristiques. Lisfranc en roDstata 160 sur les bras, les avant-bras et les cuisses ; les moins iolumineuses avaient le volume d'une petite noix, et les plus grosses :elui d'une poire. L'iodure de potassium fut administré, et au bout de buitmois il ne restait plus que 40 de ces tumeurs; les 120 autres î'élaient résorbées. [Bulletin de thérapeutique Aq 1843.)
Le volume des tumeurs gommeuses ne varie pas moins que leur nombre. En moyenne elles atteignent la grosseur d'une noix. Beaucoup s'arrêtent en chemin et restent pisiformes. Par contre il y en a qui deviennent monstrueuses et qui dépassent tellement les dimensions qu'on est accoutumé de leuf voir, qu'on pense, de premier abord, à une tumeur d'une autre nature, sarcome, cancer, lipome, etc. Il est bon d*ètre averti de ce fait et des méprises fâcheuses auxquelles il pourrait donner lieu. Au Val-de-6race, le D' Mendeville a observé une gomme de la tète qui descendait de l'orbite au cou, qu'elle avait envahi sur uue hauteur de 5 à 6 centimètres et qui se prolongeait horizontalement depuis le nez jusqu'à l'occiput, de telle sorte que toute la moitié supérieure de la face, une partie du cou et toute la moitié inférieure du crûDe étaient couvertes par cette gigantesque production gommeuse^
Quand les gommes se développent dans les districts de l'hypoderme < onstitués par un tissu cellulaire dont les mailles sont minces, lâches et adipeuses, leur accroissement s'effectue sous une forme à peu près régulièrement sphérique. Mais il n'en est plus ainsi sur les régions ou le tissu conjonctif sous-cutané fibreux et serré fait adhérer la peau aux tissus sous-jacents. La néoplasie s'étale alors et donne lieu à des tumeurs en plaques plutôt qu'en boule. Ce n'est pas toujours une l'iuse mécanique qui imprime cette forme aplatie aux productions ?ommeuses. Dans l'hypoderme comme dans la peau, la néoplasie sépaoche parfois en nappes diffuses qui s'éloignent beaucoup
omme conGguration de la gomme typique, bien qu'elles soient constituées de la même manière et obéissent au même processus. On trouve ces suffusions principalement dans les affections syphilitiques précoces de l'hypoderme. Lorsque de pareils épanchements en uappe de matière gommeuse s'effectuent sous la peau, ils ont de la
*ou\Tit pas, car le traitement avec 8 grammes par jour d'iodure, arrêta le processus 'Ui'v-y lésions et les guérit j)resque complètement en 25 jours.
!• M. le docteur Fournier a vu une gomme de la cuisse qui mesurait de 8 à 10 cent. dans ^m diamètre horizontal et 14 dans son diamètre vertical, avec une épaisseur variant •i** s? à 6 centimètres.