‹ Leçons sur les modifications du sang sous l'influence des agents médicamenteux et des pratiques thérapeutiquesChapitre 109 sur 126 · GG · texte numérisé non relu

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1er décembre

3 ll3 200

Temp. rec. avant l’opération 38,° G, après 37,° 3. Le lendemain 27, le chien mange bien. Température 38,° 8. Le 28, tempér. 38,° 8, le 29 — 38,° 6, le 30 — 38,° 3, le 1er décembre 38,° 3, le 2 déc. 38,° 3, le 3 déc. 37,° 9, le 4 déc. 37,° 7 et depuis 37,° 5. Le 7 , le chien paraît aussi bien remis que possible , les plaies sont en parfait état et presque guéries.

L’examen du sang a donné des résultats d’une interprétation assez difficile , mais très intéressants, en ce sens qu’ils diffèrent entièrement de ceux qui succèdent à l’injection du sang défibriné.

Dans le tableau qui résume l’observation, on voit qu’une demi- heure après l’opération le nombre des globules rouges a augmenté d’une manière remarquable ; il est supérieur au nombre des hématies du chien qui a fourni le sang. En même temps la valeur globulaire est égale-

SANG COMPLET

ment augmentée tandis que le mélange des deux sangs aurait dû donner un abaissement de cette valeur. Un pareil résultat ne peut s’expliquer que par la coïncidence de l’épaississement du sang et de la destruction d’un certain nombre de globules rouges.

Cet épaississement a dû être assez considérable puisque malgré cette destruction globulaire le nombre des globules trouvé dans l’unité de volume est très augmenté.

Vous voyez que, malheureusement pour la simplicité des faits , les fluctuations de la masse sanguine qui se font tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, suivant des conditions encore mal déterminées, compliquent nos résultats numériques qui, vous le savez, ne peuvent nous donner que des valeurs relatives.

Le lendemain, bien que le chiffre des globules rouges soit encore plus élevé qu’avant l’opération, il a diminué d’environ un million.

Évidemment après s’être épaissi le sang s'est dilué, mais cette dilution du sang n’est pas seule en cause, car la valeur globulaire s’est encore sensiblement accrue pour atteindre son maximum (0,81), fait qui ne peut s’expliquer que par la dissolution d’une partie des hématies transfusées. D’ailleurs on constate dans la préparation du sang faite pour la numération la présence d’assez nombreux stromas décolorés. Le 3S jour, nouvelle augmentation dans les nombre des globules rouges, mais cette fois accompagnée d’une très sensible diminution de la valeur globulaire qui tombe au-dessous du chiffre initial. Nous croyons pouvoir attribuer ce résultat, à la fois, à la destruction ou à l’élimination de l’hémoglobine dissoute les jours précédents et à la production d’éléments nouveaux. Cette interprétation est d’autant plus acceptable qu’après avoir augmenté les hématoblastes sont maintenant en voie de décroissance. Lesjours suivants,

TRANSFUSION DU SANG

les l'iucluations du sang sont moins sensibles ; elles indiquent seulement que l’équilibre sanguin n’est pas encore atteint, et, comme la valeur de Greste plus élevée qu’au début, nous pouvons supposer que les globules du sang transfusé non encore détruits se dissolvent peu à peu dans leur nouveau milieu.

Quelle que soit la valeur de toutes ces hypothèses, le fait indéniable est celui-ci : L’opération, loin de produire une anémie progressive, comme lorsqu’il s’agit de sang défibriné, détermine, au contraire, une pléthoreglobulaire, dans le cas au moins où les globules du sang transfusé sont plus nombreux que ceux du sang perdu.

Le chien ayant été suivi longtemps après la période des fluctuations dans la masse du sang, le résultat général de l’expérience nous paraît très important. Ne doit-on pas en conclure, en effet, que les globules injectés n’ont pas été détruits en masse ? Si cette destruction paraît avoir marché assez vite pendantles deux premiers jours, comme dans l’expérience précédente , plus tard elle a été assez lente pour permettre au sang du transfusé de se réparer au fur et à mesure.

Pour continuer cette enquête sur la transfusion du sang complet, il y avait lieu d’étudier la transfusion directe chez les animaux rendus préalablement anémiques par des saignées successives.

Le sang défibriné, on l’a vu, facilite dans ce cas la réparation sanguine. Ce bénéfice serait-il plus accusé avec le sang complet? Telle est la question à laquelle l’expérience suivante devait répondre.

Exp. LI. Chien de chasse, paraissant un peu malade, mais vigoureux, du poids de 24 kilogr. Le 22 juin,saignee de800cc. Le 24 juin, saignée de250cc, le27 juin de 280cc, le 30 juin de 400cc. Le 5 juillet de 575cc, soit en tout dans l’espace de 9 jours une perte de 2 litres , 305fO, c’est-à-dire d’environ ^ du poids du corps.

SANG COMPLET

Avant la première saignée le sang contient 7 378 000 hématies dont la valeur globulaire est de 0,79. Le G juillet, le lendemain de la dernière saignée, il renferme 3 158 400 globules rouges dont la valeur globulaire est de 0,78.

On pratique ce jour-là une transfusion directe d’environ 300 grammes à l’aide de l’appareil Roussel. L’opération marche bien , mais on ne peut dépasser cette quantité à cause de la coagulation du sang de l’animal transfuseur dans l’instrument.

Le sang du chien transfuseur a la constitution suivante :

Aucun accident après l’opération.

Le chien est suivi pendant très longtemps, mais malgré un très fort appétit, il maigrit et reste souffrant.

L’autopsie, pratiquée pendant le mois d’août, a fait voir qu’il était atteint de strongles rénaux. Nous ne donnerons donc le tableau de l’examen de son sang que j usqu’au 26 juillet, et nous ne noterons pas ici les modifications du poitls du corps.

TRANSFUSION DU SANG

Tableau des chiffres concernant l'état anatomique du sang.

DATES

22 juin

2 juillet

(avant.

r apres.

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