OS 3,034 14» C
Mais lorsqu’on opère avec le sang, il nous a semblé qu’il y avait des causes d’erreur un peu spéciales qui rendent les résultats incertains. Ainsi la coloration intense du sang donne au liquide du flacon à réaction, même lorsqu’on a pris soin d’ajouter du kaolin, une coloration qui empêche de saisir exactement le moment où l’on doit arrêter l’écoulement de l’hydrosulfite.
Cette difficulté, déjà sensible lorsqu’on pratique un premier dosage, est plus grande encore lorsqu’on fait dans le même flacon, pour gagner du temps, plusieurs dosages successifs. Cependant, en opérant avec soin, les erreurs que l’on commet dans ces dosages successifs ne s’élèvent pas à plus de 5 à 6 0/0 de la quantité d’oxygène à doser. Mais pour avoir cette approximation il faut avoir soin de vider chaque fois le flacon à réaction, de manière à ce que le milieu soit aussi sensible que possible.
Voici pour un même échantillon de sang de chien trois déterminations successives de la capacité respiratoire :
Pour 100".
Indétermination 12cc-,60
2e — 13cc-,20
3e — 12cc-,47
Les différences entre ces chiffres sont de 0CC,13, Occ,60, 0cc,73,ce qui représente comme erreur maximum 6 0/0.
VARIATIONS DES GAZ DU SANG
Pour un autre échantillon deux déterminations successives :
Pour 100".
lre détermination
24cc-,26
25cc-,40
Ici la différence est de lcc, soit de 5 0/0.
Ce procédé donne donc pour le sang des résultats moins précis que pour les liquides incolores ; mais on pourrait encore se contenter d’une approximation de 5 à 6 0/0, s’il était démontré que l’on obtient ainsi des résultats conformes à ceux des autres procédés d’extraction des gaz du sang. Il y avait lieu, en effet, d’étudier, par comparaison, ces différents procédés entre eux.
Presque tous les physiologistes se servent aujourd’hui pour l’extraction des gaz du sang de la pompe à mercure. L’appareil quel’on emploie, surtout en France, est celui de M. Gréhant1, auquel on ajoute souvent la modification imaginée par M. Noël 2 et qui consiste en une fermeture particulière du récipient destiné à recevoir le sang à analyser. Le sang déposé sous l’huile pénètre dans le ballon sans subir le contact de l’air.
Il m’a semblé intéressant de comparer entre eux les résultats fournis par la pompe Gréhant et l’appareil Schülzenberger, et c’est ce qu’a fait avec le plus grand soin, notre préparateur, M. Féry, dans presque toutes nos expériences sur la capacité respiratoire.
Voici quelques exemples des chiffres obtenus:
• exvi. — 4 cxi.
TAltLEAU.
ÉMISSIONS SANGUINES