‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 16 sur 119 · Geo, li/y G · texte numérisé non relu

Geo, li/y G

de ÙT SêmaA Romilly, décrite la fondatioH de Bouveraz pèutcncîerSy l'État se dédit envers M. Bentham da contrai formé précédemment S et il fiit déddé par le parlement ^ que le gouvernement aenâl diarigé de fiire construire un nouveau pénitencier pom* 600 criminels sur l'emplacement déjà nmiùonné , qui est situé au-dessus de Londres sur la rivt gaudie de la Tamise, et qu'il était nécesaairc avant tout de garantir par une digue contre les inondations auxquelles l'exposait le peu d'élévation de son terrain. Les travaux de construction conmcncèrent en i8i5, etdèslemoisdeJuin 1816 on logea des prisonniers dans le premier des six pentagones dont se compose l'établissement; les cioq aotms ne furent achevés et mis en usage qu'en i83d» qioque à laquelle la prison, qui avait coûté 785,000 liv. sL^t se trouva en eut de recevoir mille priaouners , dont les deux cinquièmes étaient des Ibnaiea. Mais dèa le mois de Février iSaS édau la contagion que nous avons décrite 4: elle eut pour féauUat l'éloignement des prisonniers , et ce ne fut qu'en i8a5, après avoir ikit subir à la construction

S. jy<yrt y^N» cA« mImi commiU^é on lA« «f^a of tke peni^ mi Mii^mmàf otéwrtd^ èjr cA« homê9 of comtmtonê, to h0 , tJmfr tStS (533), paf. 3.

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t. Viixia^s im^ry (ovvraet déjà dti), p«g. a 4 6. 4- Vo^M Is «ots 6 k la talu da Cosis fw U$ pritont.

de nombreux changemens, qu'on put reconunencer à loger dans Félablissement des détenus , nouveaux pour la plupart ' , sans avoir à redouter le moindre inconvénient

Je passe à la description de la prison de Milbank, qui, comme on est en droit de l'espérer, jouira à l'avenir d'une existence moins cél^re, mais d'autant plus utile. Elle est environnée d'une muraille d eaceinte de forme octogone , qui est enfoncée de dix pieds dans le sol , et s'élève de dix -huit pieds au^ dessus. Autour de cette muraille se trouve encore un fossé d'environ dix pieds de profondeur , régulièrement alimenté et renouvelé, au moyen d'une écluse, par la Tamise, qui coule à une distance d'environ trente pieds. L'espace enfermé par la muraille est rempli par les b&timens de la prison, situés isolément les uns des antres , et garnis de dix-huit tours comme des châteaux-forts ; leur contour forme presque un polygone de vingt-cinq côtés. Les murailles de chaque bâtiment sont de six à douane pieds de profondeur, et de a 7 pieds de largeur à leur origine. Elles sont cœnposées d'un mélange de gravier {gravel) et de chaux {lime), qui acquiert en peu de temps une dureté égale à celle du ciment.

1. Au 17 Février 1827 les quatre pentagones destinés aux hommes contenaient 4^^ détenus; Tun de ceux destinés aux femmes en. contenait loS^.Pantre était encore .yide; Tpy^ à «e s^jet la 6.* note placée à, la s.oita des X#f oiu.

Le mortier qm en résulte (grouti gmuUd) devient desnccatif contre rhomidité. Le bâtiment consifliè en six pentagones, qui environnent ou plutôt servent à former un hexagone placé au centre; car chacune de ses 6ce8 est commune avec Tune des iâces de Fun des six pentagones.

En pénétrant dans la prison par la porte d'entrée (a) située près de la Tamise, on a les six pentagones placés devant soi , trois à droite et trois à gauche* Les deux pentagones de derrière (i et a) sont assi^ gnés aux femmes; les quatre autres (3, 4» ^ ^ 6) aux hommes. Des ônq côtés dont se compose cliaque pentagone, quatre servent à loger les prisonniers; le cinquième, qui contribue à former lliexagone du centre, est employé à d'autres usages. Chaque pentagone a trois étages, en comptant le res-de^chaussée. Des quatre &ces réservées aux prisonaiefs, deux réunies forment dans chaque étage une division [ymrrd)^ et cette division eUe-méme est partagée, suivant les deux fiw^es qu'elle corn* prend, en deux corridors {passages)^ dont l'un contient seise cdlules et l'autre dix -sept cellules par éugs. En siiivant fidèlement ce j^n dans toute rétendue de la prison , on eût obtenu 1 1 88 cellules. Mais comme ça et la l'espace destiné à recevoir des cettoles a été employé à pbcer des métiers de me» nniacr et de tisserand, des salles d'infirmerie, eux^ il ne rcite plus r^nlièrement de place que pour

loger 928 pnsoimiers. De ces gaS cellulea» deux des pentagones assignés aux hommes en contiennaoït chacun cent vingt, les deux autres chacun cent quarante - quatre , et les penU^ones destinés aux femmes chacun deux cents, parce que ches elles on a pu restreindre le nombre des mesures de pré* caution.

* Deux pentagones renfermant 1 20 cellules , servent à loger ^4^ prisonniers.

* Deux idem à i44 cellules. . . . a88 — ' Deux idem à aoo cellules. . . . 4^^ *"^

Ensemble 928 prisonniers.

Les détenus sont généralement partagés en deux classes. La première comprend les nouveaux venus (formant dans le système de Zeller la classe d'e^preuve) 'j on les a logés d^ns l'étage du miheu comme les plus dangereux. Les prisonniers de cette classe travaillent isolément, chacun dans la cellule où il couche. La seconde classe se compose de ceux qui se trouvent déjà depuis quelque temps dans la prison (elle forme, dans le système de Zeller, la classe de garantie)-^ les prisonniers de cette classe couchent , comme ailleurs , dans des cellules isolées placées au second étage, et travaillent au rea^e^ diaussée : on en réunit jusqu'à trois ou quatre en-semble. Une seule rangée de cellules se trouve à Tétafle intermédiaire poiu* les prisonniers de la pr^

anèrt chsM ; elle est loaraèe yen llntérieor de la prifOD ; do o6lé extérieur est placé le corridor. Les ceUnleft de li deuxième classe dans l'étage supérieur sont diqpoaées des deux côtés du corridor, et leurs murailles sont moins épaisses.

la hauteur des cellules est de onze pieds au re^ de-cbaussée et au premier étage , et de dix pieds au second étage. La cellule de nuit des prisonniers de la premiire classe , qui leur sert aussi de chambre de travail, a dix pieds de long sur sept de large, et contient par conséquent 770 pieds cubes d'air. Les ccDttIc» de Tétage supérieur, qui ne servent que pour • la nuii, sont un peu plus petites ; celles du rezde-diaossée où plusieurs prisonniers travaillent ensemble 9 sont plus grandes. Le plafond de toutes les ceilnles est construit en pierres de taille qui repœent sur du 1er.

Les grilles des cellules sont moins fortes pour les Icmaies que pour les hommes; les premières ont «icore devant leurs grilles une porte de bois qui ne se fierme que de nuit Les hommes couchent sor des hamacs , les femmes dans des bois de lit

Les diambres des geôliers sont disposées sur le o*ité intérieur des trois angles des peniagones qui se rappiorlinu le plus du mur d enceinte. Dans ces chambres, situées au point de contact de deux cor» ridors, fiMrrilant entre eux un angle de §44**^ ^° ^ fhcé des miroirs douUes, dans Jasquels viennent

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se réfléchir, dans tcmté leur longueur , les deux cor<^ ridors , qui peuvent être ainsi facilement surveillés par les geôliers. Le côté extérieur des mêmes angles est occupé par des tours cylindriques dans lesquelles sont disposés les escaliers.

Au centre de chaque pentagone se trouve une petite maison ' ronde en forme détour, qui sert de logement au maître d^owrage {taskmaster). Ces chez lui que dînent les geôliers de chaque pentagone, qui peuvent ainsi, pendant leur repas, ob* server les prisonniers répandus dans les cours. Ces cours, au nombre de cinq, sont formées par des murailles, qui, partant du mîËeu de chaque côté du pentagone , se dirigent en fonne de rayons ven la tour du centre , et vont aboutir à des grilles de fer placées à Textrémité qui s'en rapproche le plus. Chacune des trente cours obtenues par ce moyen occupe une surface de soixante-dix pieds carrés.. Au centre de deux des quatre pentagones réservés aux hommes , se trouvent des roues que met en jeu le mouvement des mains et des genoux. Elles servent à répandre l'eau dans les différentes parties de k prison , et on peut y occuper de seize à trente-deux détenus.

La même cuisine sert chaque fois à deux peu*

tagones différens > , comme aussi la même infirmerie

i* La sépantioa du dtax-psatagoaM ^ foal chercher le«r

et U iQfime fourmaa Le cfaanffiige. de» diambctt te fidt pwr cdui de Taîr, qui est traversé par des tuyaux en commumcauon avec le fourneau. Sur la linûte des dcai pentagpnes réservés aux f^omies^ est anatt plaoé un lavoir qui leur sert en commun, v Deux des peaiagppes où logent Les hommes ontchaque fois en commun huit cellules tout-à-^t privées de lumière; ce qui donne en tout seize chambras de ce genre. Chacun de ces pemagoncs contient en outre quatre cellules de nuit , dont les iênécivs ne reçoivent le jour que par un seul carreau de verre* et dont les murailles sont plus épaisses que ccUes des autres , afin d'empêcher le

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dmmê la mêmt eifaùit» par dot priaonaiart lirÀ dm la claM« J^ gmrmmiU f «a Uix daoi là culfina mima par des doîiosa tranfraiwlcs haatat da liitit pieds. Dana oaa doiaona •oai pcati^a^aa daa dappaa da qvatra picda da hast » plac^ea daaa fiatiriasr da la coklna , ai $% lavant da bas an haau L*a«vaft«ra ateil fonatfa îmXx plaça à dans ublaa plaeéas Pona ■a ^lawi da Tasira» ai lonraaai aatonr d^aa ai^ma aie* Cas Ublea antraat Tidet dans la coÎMae at en reTiannenl cha^ |to, Tona da pain ai Tanirt daa alimana diTtra doni aa la dtnar. K^ûA ioota communication aai randaa ••Ira laa bomsMa plaeéa an daboia da la onlaina il la» fammaa qnl aa ifowani dana nni^iaar. La commn- •icaiipn antra Ift bon»iaa apparianani à d|as penUgonas ^Cirana» aai amp4cb^ par on mnr anr la sommai dnqnal ••I flaeé «n cbaf da cnfaina ^ni tofrallla anaai la répartition daaiUmana.

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