‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 40 sur 119 · I. nu ^ilmmîkr^pimt %9m. HI» p«f. S · texte numérisé non relu

I. nu ^ilmmîkr^pimt %9m. HI» p«f. S

dus Gonclainné& à la peine de rempnsonnenieiil'f 565 blancs et 1 3 1 noirs. »

Partant du point de vue que nous avons sigpalé» on n'a pas cru en Angleterre devoir se contenter d*adopter la méthode de Bell et de Lancaster, et de là répandre sur toute la surface du globe par l'in^ termédiaire de la société d^insiruction élémentaire pour la Grande-Bretagne et F étranger. On a encore conçu et fondé d'innombrables écoles du dimanche, des écoles d'enfans ( infant schook ) pour les garçon» et filles de trois à sept ans; des écoles pour les hommes d'un âge mur , dont l'éducation a été négligée pendant leur jeunesse; des cours pour les ouvriers et les industriels ( mechanic^s institm^ tions)f des sociétés destinées à répandre parmi le peuple des connaissances utiles par le moyen de bibliothèques économiques {the society for the dif* fusion of useful knoi^ledge ) ; des collections de livres de lecture, colportées sur de petits chariots dans tes paroisses {itinérant parish libraries)^ et des associations pour civiliser et instruire les sau* vages de l'Amérique septentrionale, les noirs de l'Afrique , et les malheureux fenatiques de llndi&

Enfin 9 aux sociétés établies pour diminuer les effets de FimmoraUté et de l'ignorance, il ùxA ejou-

I. RcTue ene^rclopédique , tom. XXIX, p. 865. Vo/et aoirt lotrodacUoa.

ter oomme un complément nécessaire celles qui se sont formées pour combattre VimpUtt; et ici je me contenterai de nommer les missions pour la propagation de la Bible et d autres ouvrages religieux et chrétiens, ainsi que la société pour la construction des églises dans les lieux où la population s*est accrue; société qui a augmenté considérablement par des collectes et des dons volontaires le million que le parlement a voté en sa faveur.

Tontes ces institutions, qui se complètent les unes les autres de b maiûère la plus harmonique , rrposent sur Tidée commune de Vamélioration et de Télévation morale de Thomme : elles ont produit one masse de bienfaisance prévoyante, qu'on ne retrouverait dans auctm autre pajs. Un fiât suffira pour en juger. Déjà avant les quatorze dernières années une somme de 85o,ooo livr. sterL, sans compter les secours particuliers , était consacrée annuellement a des œuvres de charité ', et, d'après un calcul officiel dressé en iSaS, il existait dans TAng^eierre seule 699^49 fondations au profit des écoles de paroisses, et 163,280 fondations destinées s d'autres buts de bientâtsance '. Cest ce qui

I Bfl«aiieit, Pùta$ Lo9td*nenih, de. , pag, 967.

^. êÊmiêUtmt iUmsttMiomê 0/ ikê UrriiorUl êxtent mnd popu^ Uumm^ mtmmttm^ UÊS^Uom, ^omumption^ pmmpertsmf imsùl' •«M^ mmd erùmê ùftkê hriiiêh empire. Londres, iSaS t p. a S.

P*aprAi Im rappofU fCttd«ft aa parlenent lar l«t fondations

A £iit dire, dans un transport d'admiration, à notre compatriote Spangenberg, dans son excdlent ouvrage sur ramélioraûon des coupables. ^ Ce forent K les Anglais dont les efforts rendirent la liberté aux f( Nègres; ce furent eux qui s'associèrent pour profc pager FÉcriture sainte sur toute la surfiice du a globe; ce furent eux qui fondèrent sur chaque ce point de )eur patrie des sociétés pour soutenir l'inic digence, encourager l'industrie, et répandre les ff connaissances libérales ; enfin , ce sont les Anglais <( auxquels nous devons un système d'instrucdon (( élémentaire qu*on peut regarder comme le fonde* « ment d'une amélioration intellectuelle et morale , ff telle que le monde n'en a pas encore vu s'opérer ce de pareille. > *

pieuses de la Grande-Bretagne , les reyentis réeb se montAiontt ea 18^3, aux sommes suivantes :

Angleterre 973396 11 s

Galles 3519 t3 ti

Ecosse 53077 ^ ^*

^otal. .... 1098993 3 10 j4n aoeount of public ch^ritiês, digested a*d arrangea from the reports of his majestjrs commissioners , on charitahie Jvun^ datioiu in England and Wales^ with notes and continents. Londres , 1 8a 7 , pag. 6 et suiv.

1. SpAirGEVBERc, ouTr. cIté , p. iSft et sniT. Qa^on rapprocha de ce passage les belles paroles de M. Richerand *. 9 A ViptH^am c actuelle, pour peu quMl y réfléchisse, tout homme raisotmaKle ft conTÎendra que, favorables ou contraires aux Intérêts des

El auM l'ajouterai : ce sont les mêmes Anglaii ani<jugfa l'humanité est reconnaissante d'un vaste tjMhme ^amélioration des prisons , qu'elle a dévevdoppé au point de rériger en science particulière; c'est ce système, Mcsncurs, que je dépose en vos asaÎDS , en tous engageant à le répandre de tout TOtr^ ponmir* Je crois vous Tavoir exposé plutôt avec le imi ealflie def obserraieur et de rhistorien ^qu avec les cooleufs vives de I admirateur enthousiaste : si queU qoefins je suis tombé malgré moi dans cet écueil <pe l'ai continuellement cherché à éviter, je ne sais pour ma justification d*autre excuse qu'un passage dHoward % avec lequel je iSmnerai un Cours dont je conserverai étcrodiement la mémoire.

« Dans les derniers rojages que j'ai finis pour visiter des prisons étrangères» j'ai quelquefois été oUigé de rougir poiu* ma patrie. Il me serait difficile de filre éprouver au lecteur par mon récit les scntimens de honte et de pitié que cette comparaison a souvent fitit naître en moi ; mais du moins les nouvelles que je lui aurai apprises des prisons étrangères, le mettront en état de juger si le désir de voir les nôtres améliorées, n'est qu'une illtision chimérique, si le désœuvrement,

fo«v«ra«mciis, lovs let tnccét obtenot p«r TAngltltm • 9fUA ««uai d*«TaaUf«t pour rbomaniU. * Histoire des profita téc«ss de la cbiraq^e. Paris, iSaSi pag. 3a6. s. Vojci d-«pr4t la soie 3i.

4( la débauche , les maladies et le dénaement aont

(X les accessoires indispensables d'une prison, ou

CK si le manque de connaissances suffisantes a seul

a ùil réunir ces idées dans notre esprit JTespère aussi d' qu'il m'accordera la justice de croire que ce Viàl

« pas une administration excessive pour tout ce

a qui vient de l'étranger , ni le plaisir de blâmer

« 'toutes les institutions de mon pays» qui m'ont

tt conduit à tenir dans cette partie de mon ouvrage

K le, langage d'un panégyriste , et dans les autres

^ celui d'un censeur. Lorsque j'ai loué, j'ai, exposé

«c les moti6 qui m'y portaient; aussi ne me suis-

ft je arrêté si long -temps sur lés particularités des

c( prisons des autres pays , que parce qu'il est plus

(( agréable de louer que de blâmer. ^ *^

}* HowARD*8 State ofthe prisons , pag. i45.

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