II. Fosses d'aisance, placées dans chaque cour
poor la classe des détenus qu'elle renferme.
V. Cours des prisonniers , fermées d'un côté par le mur de fan des bâtimens des ailes , et de Tautre par une muraille haute de quinze pieds, devant bquelie doit se trouver une cloison en bois, de trois pieds de long et de six pieds de haut, avançant en saillie dans la cour du centre , afin d'empêcher toute communication entre les détenus de deux cours immé<fiatement adjacentes, et de rendre encore plus imperceptible lapproche des inspecteurs. Du côté du centre, comme du côté de Tenceinte, les cours des prisonniers sont environnées de grUles trèsélevées , afin d'assurer la circulation libre de Tair, et d*obtenir du bâtiment du centre une vue facile sar les cours et sur le jardin situé derrière elles. Lfs cours sont pavées en dalles de grès , de manière il incliner légèrement vers la cour du centre , afin d'attirer de ce côté l'écoulement des eaux.
»v. Buanderie. Cest un bâtiment isolé,- dans le* quel on peut occuper les femmes détenues : un essai est placé derrière.
Comme, suivant la proportion ordinaire, il se trouvera au plus cinqtiante femmes sur cent cinqtiante hommes, on pourra, dans le plan que j admeu , assigner aux femmes la partie des deux ailes de derrière qui sera dirigée du côte de la buan* derie Cest pourquoi ces deux demi-ailes sont séparées des autres bàtimens par deux murailles prolon-
fées jusqu'au bâtiment du centre , de manière qu'on ne puisse y arriver sans passer par la chambre de l'inspectrice en chef, qui, comme nous l'avons déjà remarqué , est placée dans la partie postérieure du bâtiment central.
X. Toiture au-dessous de laquelle sont placés des treadmills dans les bàtimens réservés aux hpm* mes. Comme les huit roues de treadmill sont placées chaque fois deux à deux contre la même muraille , il ne faut pour elles toutes que quatre tiges ou spirales de fer qui communiquent sous terre avec le moulin, et jouent dans des tuyaux étroits construits en briques.
y. Moulin. Bâtiment isolé et séparé des autres par une muraille. Il contient la machine à moudre le blé, à cribler et à bluter la farine : machine qui est mise en mouvement par les prisonniers. Ce moulin est contigu à la boulangerie, où se trouve un four, etc. , pour cuire le pain qui se conson^me dans la piison.
A côté de ces bàtimens on peut creuser une fontaine, dont l'eau sera pompée journellement et transportée dans un grand réservoir placé au-dessus du moulin ; et ici on pourra encore employer l'action du treadmill, en le faisant communiquer avec la tige principle. De là l'eau passera dans des tuyaux qui la distribueront en se répandant à travers les différentes parties de l'établissement, les citernes ,
ki ruisseaux, les écoulemens d'eau, les lieux secrets, etc.
Sur les côtés ei sur le derrière , la cour où sera ûlué ce bâtiment sera entourée d uue grille de fer.
z. JXrisions destinées aux malades. Bâtiment Isolé, Irarersé dans toute sa largeur par une muraille, serrant de séparation aux deux sexes. La parue où sont les honunes, comme celle où sont les lemmes, se compose de pltisieurs appartemens pour les malades, rinfinnîer ou rinfirmlère, et d'une étuve. Derrière le bâiîment se trouvent deux places destinées à servir de promenade aux convalescens ; elles sont séparées é^lement Fune de Fautre par une muraille , et entourées de tous côtés par luie grille de fer.
Une prison plus petite peut se passer d'un bâtiment Isolé poiu* les malades, en établissant 1 Infirmerie dans le bâ liment du centre où loge le directeur.^
s. Uac infirmerie au«t rastc pour coatenir un nombre de Malade* ^al au diaième du nombre toul des dcteniis, me acoible abondamnaent tuffiMnte; car rétablistemeut, d'ailleurs 9ê pea eacmplaire, de Bicéira n^en présentf pas ltti-m<îme un plaa çrand nombre. On doit donc s'étonner en royant la so- «iéti des prisons de, Paris refarder comme indispensable uno •afirmcrie ^gale en grandeur au quart de toute la prison. 31 Holst, dont les longues obsenrations ont donne lieu k ua «tcdlevt oarrage , qui , écrit en langue danoise , est pour celte raiaon même trop peu répandu parmi nous {Betrof^înlnger ov^r 4m a/era êeauk$/!it9g$Urt iêêr mmd AanafA Ui nvdwmtdù^M^
so
Étage supérieur»^
a. Cellules de nuit, réservées aux détenus qui n'ont pas encore subi l'examen et la purification corporelle, qui précèdent la fixation de la classe à laquelle ils devront appartenir.
b. Cellules du même genre pour les femmes.
c. Magasins où se conservent la laine et la toile destinées à la confection des vètemens des prisonniers, leurs lits, etc.
Dans le bâtiment central se trouve , entre le rezde-chaussée et Tétage supérieur, un étage mitoyen {mezzanmo)y d'une hauteur égale à celle du plancher qui sépare les deux étages du bàdment des ailes : il contient des chambres à coucher pour le directeur, l'aumônier et d'autres fonctionnaires, des appartemens propres aux délibérations et aux réunions des autorités de la prison, des comités de visite, etc. Dans la muraille extérieure de ces chambres sont placées, comme dans celles du rez-dechaussée, des fentes iTobserçalion y recouvertes de plaques de métal faciles à Ëiire glisser sans bruit, pour l'usage du directeur et de ses employés.
af en Jbrbedring i fangepUien i JVorge , vtd Frederik ffolst^ Christiania, Lehmann, i8a3; Tol. d« XTiii et d34 ptges avec 9 pi. lithogr.), M. HoUt compte vingt-cinq malades sur quatre cents prisonniers : résultat qui se trouve confirmé par ce qui a été dit plus haut de la prison de Strasbourg. 9. Voyez planche JIJ.
SI
J. Oiapdle Des cloisons de bois de six pîeds de liani^ diiîgées dans le sens de lignes tirées de la muraille d'enceinte au centre , la partagent en autani de dinsions qu'il y a de classes de détenus , e^est-a«dire dix dans le plan que nous avons supposé. Ce$ doisons empêchent les détenus de se livrer a des colloques d une classe à Tautre, et même de se voir, toutefois de manière qu ils puissent observer en liberté ce qui se passe à 1 autel.
e. Chaire, derrière bquelle se trouve une petite chambre servant de sacristie.
f. Pbces réservées au directeur et à ses employas; elles sont un peu élevées, afin de leur permettre de surveiller sans cesse les détenus.
^. Ouverture de Tescalier en spirale , 'pr lequel les habilans du bâtiment central et ceux qui viennent assister au service divin, montent dans Ja chapelle
h. Pbces où se mettent les personnes qui viennent assister au service divin , telles que les fonctionnaires supérieurs et les membres du comité de visite ; mais du reste aucun étranger.
i. Corridors vouiés, par lesquels chaque classe se rend à une porte particulière, menant dans ht chapelle
A. Ponu de fer, par lesquels Fétage supérieur des Utimens placés aux ailes communique avec le ba« ûncm central.
Comme chaque pont doit servir à la fois aux deux classes logées dans la même aile de bàdment, oh ne les laisse passer que Tune après lautre , soit pour entrer dans la chapelle, soit pour en sortir, à moins qu'on ne veuille partager les ponts en deux par un mur longitudinal. Dans des prisons plus grandes et contenant plusieurs étages, on peut, suivant les étages , disposer les uns sur les autres les ponts qui mènent à la chapelle , et placer dans la chapelle deux subdivisions de prisonniers Time au •« dessus de l'autre;
, /. Chambre à coucher. Chaque détenu a la sienne* . Elles ont huit pieds de long , cinq de large et neuf de haut Le plafond est formé de pierres de grès polies ou de carreaux de fer fondu , et le plancher de briques. Les fenêtres sont pratiquées immédiatement au-dessous du plafond, afin d'empêcher les détenus de s'en servir pour voir ce qui se fait en bas, ou pour s'entretenir entre eux; elles sont même garnies extérieurement de blindages de fer, montant de bas en haut.
Les grandes cellules à l'extrémité des corridors peuvent aussi servir de lieu de réclusion solitaire pour des criminels endurcis ou récalcitrans : dans ce cas il est utile de laisser, au moyen de petites cellules formant une espèce d'antichambre, un intervalle entre le lieu de leur réclusion et le corridor, " afin de prévenir toute communication. On a égale-
mcm imn de ne gumir les cellules de cette espèce qne de peûles fenêtres vitrées , donnant peu d'accès k la lumière et Uindées extérieuFement , de manière k ne Ittsser Toir an prisonnier que le ciel ; on doit oième se réserver les moyens de les obscurcir touta-ftit
Quant aux deux demi-ailes destinées aux femmes , la planche placée à la fin de cet ouvrage représente la partie de devant convertie en salle de travail ; c*est afin de montrer la possibilité de former quatre classes de prisonnières au lieu de deux.
m. Escaliers fermés à leur origine et à leur extré^ mité par des portes grillées et transparentes, qui in*lerdisem Vaccès des corridors. Derrière chaque escalier se trouve une fenêtre.
n. Corridors.
o. Chambres à coucher plus grandes, réservées a des prisonniers d'État ou autres.
p. Chambre placée au-dessus du moulin ou de la boulangerie ; elle renferme les provisions de fe* rine, de bois, etc.
y. Étage supérieur de chacune des deux parties de 1 Infirmerie, avec une chambre pour les infirmiers et infirmières.
Les deux étages supérieurs des b&timens rayon*
nans se ressemblent entièrement ; mais Fétage le plus
élevé est le seul qui communique par des ponts avec
le bâtiment central, conmie Findique la vue dç proliL