‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivants (volume 2)Chapitre 101 sur 159 · CONSTITUTION DE L.\ MOELLE KPINIÈRE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE L.\ MOELLE KPINIÈRE

thique (fig. 71). La substance blanche qui entoure la sul)stance grise est formée de filets qui sont, en outre, en rapport avec les cellules cérébrales.

Fig. 71. — Cellules du grand sympathique dans la moelle êpinière ^d'après Jacubowitch).

a, Gellulo? npolniros. — h. Cdhilo unipolairo. — r, Collulo Ijipolaiiv.

Ainsi, — pour résumer la série d'actions qui constitue un mouvement réflexe, — une irritation produite à la périphérie est transmise de là par le nerf de sensibilité à la cellule sensitive qui influence la cellule motrice correspondante, et de celle-ci part, le long du nerf moteur, une action nerveuse qui fait contracter le muscle correspondant cala partie irritée : car il ne faut pas oublier que le nerf sensitif et le nerf moteur correspondant se distribuent dans la même région du corps. Mais l'action ne se borne pas là. En effet, le caractère des actions sensitives est de se généraliser. Ainsi, on peut empoisonner un nerf moteur tout seul en préservant le reste du système nerveux moteur; tandis que si l'on empoisonne un seul nerf sensitif, tous les autres s'empoisonneront également par communication de l'action toxique. Cela,

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du reste, ne doil pas nous tUonner, puisque \o relentissennent du nerf sensitif se fait sur la moelle épinière, d'où il peut se transmettre k tout le reste du système, tandis que celui du nerf moteur est sur le muscle, où il se localise et s'amortit nécessairement. Par suite de cette solidarité générale du système sensitif, les mouvements réflexes pourront donc se propager de la paire de racines directement irritée ta la paire symétrique dans l'autre moitié de la moelle, puis aux racines supérieures et inférieures, et dans le corps tout entier, grâce aux communications qui réunissent toutes les cellules entre elles. Cette communication s'étendra ainsi plus ou moins loin dans l'organisme, suivant la force de l'ébranlement primitif du nerf de sensibilité.

Nous voyons ainsi le muscle irrité par le nerf moteur entrer en contraction sous cette influence; puis le nerf moteur, influencé à travers la moelle épinière par le nerf de sensibilité, donner lieu aux actions réflexes. Quelles seront maintenant les influences qui ébranleront le nerf de sensibilité et le feront entrer en action, voilà ce qu'il nous faut examiner, en étudiant les propriétés de cet élément histologique, pour arriver ensuite aux actions de plus en plus complexes du svstème nerveux.

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