CL. BEUNAUD
o22 LÉLmKNr NERVEUX.
nerfs sciisitiis se détruisent toujours pour se régénérer ensuite ; de sorte (|ue c'est seulement dans les nerfs de nouvelle formation que le courant nerveux a changé de direction.
Après ces considérations générales sur le mode d'action du nerf sensitif , nous arrivons à l'étude des principaux irritants de ce nerf. On peut les diviser, comme ceux du nerf moteur, en irritants mécaniques, irritants physiques, irritants chimi([ues et irritants physiologiques. Du reste, ce que nous avons à dire ici de ces divers irritants ne peut être, à l)eaucoup d'égards, qu'une reproduction presque complète de ce que nous avons déjà dit en parlant de l'action qu'exercent sur le nerf moteur les irritants analogues.
Les irritants mécaniques, piqûre, brûlure, coupure, écrasement, etc., excitent le nerf sensitif comme le nerf moteur. Les excitants mécaniques violents sont sujets à divers inconvénients, quand on veut les employer dans les expériences, notamment à celui de détruire le nerf, en altérant son tissu, et, par suite, de rendre toute excitation impossible, à moins qu'on ne l'attaque dans un autre point. Seulement, comme l'activité nerveuse présente dans le nert sensitif une direction inverse de celle qu'elle suit dans le nerf moteur, il faut choisir pour la seconde excitation un point plus rapproché du centre nerveux que celui où avait eu lieu la première, tandis que, sur