DES ORGANISMES. — DE L'AIVATOMIE GÉNÉRALE ET DE SON HISTOIRE
15 mars 1864.
SOMMAIRE. — Objet de la physiologie. — Complexité des phénomènes qui se produisent chez les êtres vivants ; elle explique pourquoi les sciences biologiques se sont développées plus tard que les sciences physico-chimiques. — Cependant ces deux ordres de sciences reposent sur les mêmes principes et ont la même méthode. — Double condition de la manifestation de tout phénomène : i ° un corps ; 2° un milieu.
De l'organisation. — A quel point de vue se place la zoologie dans l'étude de l'organisation; ce point de vue n'est pas celui de la physiologie générale. — Objet de la physiologie générale : Recherche des conditions élémenlaires des phénomènes de la vie. — Elle néglige les différences spécifiques ou génériques, pour ne considérer que les organismes élémentaires : à ce point de vue tous les animaux sont identiques.
Anatomie générale; son histoire. — Galien, — Haller : El»-
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mcnla corporis Inimoni. ■ — Dicliat ; sa classification des tis?ui ; moJificaiions qu'y apportent différents auteurs jusqu'en 1 830. — Période de riiistogenèse. — Tliéorie cellulaire : Walter, Krause, Dutrocliet et Mirhel, Crown, niclianl Wagner. — .Scliwann et Sclileiden. — La vie réside djus \os onjanismcs élcmenlaires on éléments histologiques. — Nécessité d'expérimenter sur les animaux vivants d'une organisation élevée, — Inertie de la matière ; les éléments histologiques n'entrent en action que sous l'inlluence des excitations parties du milieu qui les entoure.
Chaque science a son problème spécial à résoudre, son but propre à poursuivre, en un mot son objet déterminé, et, à ce titre, la physiologie est la science qui étudie les phénomènes manifestés par les êtres vivants : c'est donc la science de la vie, la biologie, comme on l'appelle souvent.
Dès le premier abord, tout le monde s'accorde à reconnaître que les corps vivants obéissent à des lois qui leur sont propres, et que les phénomènes qu'ils présentent dans leur développement sont infiniment plus complexes et plus difficiles à approfondir que ceux de la nature inorganique. Les sciences qui .s'occupent des corps bruts, plus accessibles à l'esprit humain, se sont donc constituées les premières, et leurs progrès sont bien antérieurs au développement des sciences qui étudient la nature organisée.
Cependant il ne faudrait pas en conclure que la science des corps vivants repose sur d'autres bases que celle des corps bruts. La méthode et les princi-