ANIMISME DE STAHL
il ritaiile mise en contact avec un organe quelconque détermine d'abord un changement dansl'àmc, et la sollicite à exercer à son tour sur l'organe irrité une réaction qui se manifeste par des mouvements physiologiques.
Les iilécs de Stahl trouvèrent un grand nombre d'adhérents parmi ses contemporains; mais elles eurent aussi des contradicteurs qui argumentaient ainsi contre elles :
On ne peut, disaient-ils, s'empccher de distinguer le mouvement en lui-môine de la force qui le produit et le diria'c. Ce sont donc là denx choses tout à fait différentes l'une de l'autre. Or, quand on prend un intestin ou un morceau de fdjre musculaire et qu'on vient à l'irriter, bien que séparé du reste de l'organisme, il n'a pas perdu la propriété de se mouvoir. Supposer qu'en pareil cas la force motrice est placée dans l'àine, c'est admettre implicitement la divisibilité de celle-ci, doctrine tont à fait incompatible avec la notion qu'on nous en donne, car on dit toujours qu'elle est yma et indivisible par son essence. D'un autre côtcî, on observe dans les végétanx des mouvements déterminés par des excitations diverses, et pourtant personne ne supposait qu'ils eussent une âme. Stahl répondait que ce n'était point là des mouvcuK'nts physiologiques, mais des mouvements purement physiques et mécaniques, explication qui était exacte dans un certain nond^re de cas : ainsi, la déhiscence de certains fruits s'opère
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exclusivement sous des influences hygroinétriijiies. Mais Stahl prenait l'exception pour la règle, car l'observation prouve d'une manière i)éremptoire qu'il y a également dans les plantes des mouvements vitaux proprement dits. Aussi un de ses partisans, F.. Darwin, pour écarter définitivement toutes ces objections, accorda une à nie aux végétaux comme aux animaux.
Gorter (l7/i8) reprit l'idée de l'irritabilité de Glisson, et il la développa en agrandissant beaucoup le champ de ses applications. 11 admit dans toutes les parties des corps vivants un principe spécial qui })roduisait des mouvements sous l'influence des excitations qui l'atteignaient et il le distingua nettement de l'élasticité et des forces physico-chimiques. 11 admit également ce principe d'activité interne dans les végétaux, et le sépara ainsi de la force nerveuse qui n'existe que chez les animaux.
Winter, Lups et Gaub développèrent encore les idées de Gorter. Winter considérait l'irritabilité comme une force inhérente à chaque fibre du corps animal, force qui pouvait être mise en mouvement, soit par l'influence des nerfs, soit par l'influence d'excitations de nature et d'origine fort diverses. Lups montra que l'irritabilité appartient également aux végétaux ; il expliqua, par cette propriété, le mouvement des anthères et des pistils. Enfin, Gaub admit que l'irritabilité devait exister dans leslicjuides