‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivants (volume 2)Chapitre 42 sur 159 · MOUVEMENTS PUREMENT PHYSIQUES · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS PUREMENT PHYSIQUES

distinctes. Ainsi, quelque variés que soient les appareils organiques, ils sont toujours lormés de cellules et de fibres baignées par des liquides et des gaz ; et toutes les fonctions vitales, sans exception, aboutissent, comme résultat final, à être l'expression des propriétés physiques ou chimiques de ces tissus; ce sont précisément ces propriétés physiques ou chimiques qui constituent le phénomène vital lui-même.

Dans l'étude des diverses manifestations de la vie, nous commencerons par les phénomènes de mouvement et de sensibilité, en nous en adressant surtout aux organes des animaux élevés, qui présentent toutes les fonctions plus développées et mieux isolées.

Parmi les mouvements qui se produisent dans les êtres vivants, il faut d'abord distinguer quelques mouvements purement physiques et des mouvements vitaux proprement dits. Il y a, en effet, dans les êtres organisés des mouvements qui sont dus à des propriétés purement physiques; par exemple, la déhiscence de certaines graines qui s'opère exclusivement sous des influences hygrométriques. Citons aussi des mouvements moléculaires appelés mouvements browniens^ et qu'on observe également chez les animaux et chez les végétaux : ces derniers mouvements se produisent partout où l'on a des particules très-ténues disséminées au milieu d'un liquide, et dans toute poussière suffisamment divisée, organique ou non. Enfin, les phénomènes d'élasticité que pré-

i'^li t.'élément contractile.

sentent certains tissus sont encore du même genre. Mais la physiologie générale n'a pas à expliquer tous ces mouvements, qui se produisent dans les corps vivants de la même manière que dans les corps bruts : nous nous bornerons donc à les signaler.

Restent les mouvements vitaux proprement dits, qui se distinguent en trois classes :

1° Le mouvement vibralile^ dû à l'oscillation de cils ou poils, libres à l'une de leurs extrémités et implantés à l'autre dans des cellules isolées ou réunies en membranes.

2° Le mouvement sarcodique, dû à la contraction, ou plutôt à la rétraction d'une substance vivante particulière, contractile, mais dépourvue de nerfs, et mise en mouvement par des influences extérieures que nous examinerons.

3° Le mouvement musculaire, dû à la contraction d'une substance particulière généralement pourvue de nerfs.

Ce dernier genre de mouvement est de beaucoup le plus élevé dans l'échelle des mouvements physiologiques, car il est dirigé par un système nerveux harmonisateur qui lui donne bien plus de précision, de rapidité et de puissance.

De ces trois espèces de mouvements, les deux premières existent chez les végétaux comme chez les animaux ; le mouvement musculaire seul est spécial à ces derniers.

Nous étudierons d'abord le mouvement ciliaire.

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