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CONSTITUTION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

par contiguïté; ce qui, à part toute expérience ou observation anatomique, ne paraît guère vraisemblable. En effet, nous trouvons des commissures nombreuses réunissant les cellules sensitives avec les cellules motrices (fig. 67), et les réunissant tout d’a-

Fig. G7. — Communications des cellules de sentiment et des cellules de mouvement dans la moelle épinière (d’après Jacubowitcli) .

a. Cellule sympathique communiquant avec une cellule de mouvement b. — h U. Deux cellules de mouvement du même côté de la moelle, communiquant entre elles par un seul filet. — ce1. Cellules de mouvement communiquant entre elles par plusieurs filets.

bord étage par étage dans une même moitié de la moelle, de telle sorte que la racine postérieure (sensitive) et la racine antérieure (motrice), qui se cor-

31 2 l’élément nerveux.

respondent. d’un même coté, se réunissent dans l’intérieur de la moelle par une fibre qui joint leurs cellules.

D’autres fibres mettent cette paire de racines en communication avec la paire qui lui fait face, à la même hauteur, du côté opposé delà moelle (fig. 08).

Fisr. fi 8. — Commissures des cellules d’un coté à l’autre

de la moelle épinière (d’après Jacubowitch),

Enfin, un autre système de fibres nerveuses met en communication chaque étage de racines, ou, si l’on veut, de cellules, avec l’étage inférieur et l’étage supérieur yfig. 09).

Des deux espèces de substance nerveuse qu’on distingue dans la moelle épinière, la substance blanche et la substance grise, c’est la dernière qui est le siège des mouvements réflexes. Tous les filets nerveux arrivant à la moelle se terminent dans des cellules qui, par leur réunion, composent la substance grise. La moelle peut donc être considérée comme une colonne de substance grise entourée de fibres ou de substance blanche, simplement condue-

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trice des actions nerveuses. Tous les filets des nerts rachidiens arrivent ainsi dans les cornes delà suh-

Fig. 69. — Schéma expliquant le trajet des libres dans la moelle

épinière (d’après Leydig).

n. Racine antérieure. — b. Racine postérieure. — On voit comment toujours une fibre sensible et une libre motrice concourent dans une cellule ganglionnaire de laquelle partent une libre qui monte au cerveau et une autre fibre couru n issu raie qui va à l’autre moitié de la moelle.

31 ft l’élément nerveux.

stance grise, et se terminent, suivant les cas, aux cellules sensitives ou aux cellules motrices (fîg. 7ÜJ.

Fig. 70. — Coupe transversale de la moelle épinière du Salmo salar ,

d’après Owsjannikow.

A. Sillon médullaire antérieur. — /?. Sillon postérieur. — C. Canal central revêtu d’un épithélium. — TJ. Tissu conjonctif qui entoure le canal central et envoie des prolongements dans les sillons antérieur et postérieur. — E. Racine antérieure. — F. Fibres commissurales. — G. Fibres de la racine postérieure. — H. Tissu conjonctif. — /. Fibres nerveuses de la substance blanche, coupées tranversalement. — K. Vaisseaux sanguins coupés transversalement. — L, Cellules ganglionnaires.

Le long de ces cornes, on trouverait, suivant M. Jacubowitch, une troisième espèce de cellules où aboutissent les filets nerveux émanés du grand sympa-

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