‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 17 sur 200 · CLASSIFICATION DES TISSUS I)’ APRÈS LEYDIG · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES TISSUS I)’ APRÈS LEYDIG

La théorie dite cellulaire exprime ce résultat général, à savoir, que tous les êtres vivants et tous les tissus ou parties qui les composent dérivent primitivement et morphologiquement de cellules qui, par des modifications ou métamorphoses, donnent successivement naissance il tous les éléments organiques définis. Ces éléments, en se groupant ensemble, donnent eux-mêmes naissance aux tissus et aux organes.

Les classifications de ces divers éléments ont beaucoup varié, et chaque histologiste a, pour ainsi dire, donné la sienne. Suivant les époques, le nombre des tissus primitifs a été restreint ou exagéré outre mesure, et nous ne pouvons entrer ici dans le détail de toutes ces théories. Cependant, pour donner une idée de ces classifications, nous en reproduirons une qui nous paraît des plus simples, celle de Leydig.

Suivant cet auteur, le développement cellulaire donne naissance à quatre éléments, qui sont, dans l’ordre de leur élévation organique :

1° L’ élément nerveux ;

2° L'élément m usculaire ;

3° L’ élément conjonctif ;

l\° J; élément resté à l'état de cellule.

L’élément nerveux comprend les tissus nerveux, qui sont composés de cellules ou globules ganglion-

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naires et de fibres (fig. 8, 9 et 1 0) ; il terme la partie essentielle des organes de la sensibilité, ou le système nerveux en général, et sert de substratum aux actes de la volonté, de l’intelligence et des instincts.

Fig. 8. — Cellule ganglionnaire multipolaire (d’après Leydig).

(Fort grossissement).

Fig. 9. — Fibres nerveuses (d’après Leydig).

A. Fibres à bords foncés. — a. Fibres larges. — b. Fibres fines devenues variqueuses. — B. Fibres a bords pales (fibres de Reniak). - C. Degrés intermédiaires entre ces deux genres de fibres. (Fort grossissement.)

ÉLÉMENT NERVEUX

A. Deux cellules ganglionnaires multipolaires du locus ccruleus de l’homme avec une commissure en a. — B. Globule ganglionnaire du cervelet du Requin à marteau. — a. L’une de ses ramifications pâles : elle s’épaissit et s’enveloppe d’une gaine graisseuse, b. — C. Fibrille nerveuse du ganglion trijumeau du Scymnus lichia après avoir été traitée par l’acide chromique. — a. Cylindre-axe qui se perd directement dans la substance granuleuse du globule ganglionnaire. — En b, elle n’est plus entourée que par la gaine nerveuse homogène. — c. Noyaux de la gaine nerveuse.

L IRRITABILITÉ

L’élément musculaire forme la partie essentielle des muscles, des tissus du système musculaire ; il est caractérisé par la propriété de se contracter sous l’influence d’une excitation extérieure (fîg. 11 et 12).

Fig. \ \. — Cellules et fibres musculaires simples et ramifiées

(d’après Leydig).

A. Ce qu’on appelle une fibre lisse avec contenu uniforme. — B. Cellule lisse qui présente dans sa composition une substance médullaire et une substance corticale. — C. Une autre fibre dont le contenu est devenu une masse striée transversalement. — D. Fibre plate qui s’est développée en long. — E. Cellule musculaire ramifiée d’un i mollusque ( Car inaria ). — F. Muscles striés ramifiés d’un Arthropode ( Branchipus ). (Fort grossissement.)

Fig

12, — Fibres musculaires réunies en nouvelles unités ou faisceaux (d’après Leydig).

A. Du bulbus arteriosus de la Salamandre : les cellides musculaires striées, bien qu’elles soient étroitement serrées les unes contre les autres, ont conservé une certaine autonomie. — B et C. Ce qu’on appelle des faisceaux musculaires primitifs avec fusion des cylindres primitifs. — a. Le système d’interstices situé dans l’intérieur de la substance contractile, — b. Le sarcolemme. (Fort grossissement.)

L’élément conjonctif ou cellulaire comprend, dans ses modifications, le tissu gélatineux (fig. 13), le

Fig. 13 — Tissu conjonctif gélatineux (d’après Leydig). (Tissu muqueux de Virchow.)

a. La charpente celluleuse. — b. La masse intermédiaire gélatiniforme.

(Fort grossissement.)

t/irritabilité.

tissu conjonctif ordinaire qu’on rencontre à divers états tels que ceux de tissu conjonctif graisseux, tissu conjonctif rigide, tissu jaune élastique, etc. (fig. 1/j, 15 et 16) le tissu cartilagineux (fig. 17 et 18) et le tissu osseux (fig. 19, 20 et 21).

Fi". 4 4. — Tissu conjonctif dont les corpuscules sont devenus des cellules graisseuses et des cellules pigmentaires (d’après Leydig).

a. Corpuscules du tissu conjonctif renfermant de la graisse.

— b. Corpuscules remplis de pigment. — c. Masse intermédiaire.

Fig. lo. — Tissu conjonctif rigide (d’après Leydig).

a . Corpuscules du tissu conjonctif. — b. Substance fondamentale striée.

(Fort grossissement.)

ÉLÉMENT CONJONCTIF.

Fig. 16. — Tissu conjonctif dont la

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substance fondamentale s’est en

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