CII.S VIBRATILES CHEZ J. ES INVERTÉBRÉS
musculaire (fig. 27). Cet animal représente un entonnoir sur le bord duquel sont implantés des cils vibratiles qui, par leurs mouvements, font entrer
Fig. 27. — Pédicule d’une vorticelle (d’après Leydig).
a. Cuticule. — b. Le muscle avec son enveloppe délicate.
(Fort grossissement.)
les substances étrangères dans l'entonnoir; mais, si bon coupe ce pédicule, l'animal redevient mobile, et se déplace à travers le liquide au moyen de ces cils vibratiles.
Les cils vibratiles se retrouvent dans beaucoup d’autres animaux, et même chez l’homme, connue nous aurons occasion de le constater. Ils sont extrêmement multipliés chez tous les invertébrés, mais particulièrement chez les mollusques. Seulement, chez les infusoires, nous pouvions considérer la cellule comme isolée et constituant à elle seule l’animal, tandis que nous trouvons maintenant des surfaces vibratiles tout entières produites parla réunion d’un nombre plus ou moins considérable de cellules semblables à celles (pie nous avons décrites et qui sc juxtaposent de manière à former une membrane continue. L’œuf des animaux supérieurs se meut
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encore comme une véritable cellule ; mais, à l’état adulte, on ne trouve plus chez les animaux un peu élevés que des surfaces vibratiles, et elles y sont en très -grand nombre, comme on le verra tout à l’heure. L’huître peut aussi se mouvoir au moyen de cils vibratiles, du moins dans les premiers moments de son existence. En sortant de la valve maternelle, elle porte en effet autour de la bouche une couronne de cils vibratiles qui lui permettent de se transporter dans la mer pendant quelques jours, après lesquels cette couronne se détache, et continue quelque temps encore à se mouvoir seule; quant à l’huître, elle tombe au fond de l’eau et s’y fixe par une exsudation particulière.
Passons maintenant à l’étude des membranes vi- ) ratiles. Elles sont connues depuis très- longtemps; mais les travaux de Purkinje et de Valentin ont surtout mis en lumière leurs propriétés et leur développement considérable.
Les membranes vibratiles sont le siège de mouvements toujours dirigés dans le même sens, (f est quelquefois un mouvement infundibuliforme ; ce qui se présente surlout à l’extrémité de la bouche, où cette disposition a pour but de faire pénétrer les particules alimentaires dans le canal intestinal. D’autres fois ce sont des mouvements ondulés semblables à ceux (pie le vent produit dans un champ de blé; ou bien encore ce sont des mouvements rectilignes dirigés
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de dedans en dehors, ou de dehors en dedans, suivant les cas.
Ces mouvements, comme les cils qui les produisent, se retrouvent dans toute l’échelle animale et même chez l’homme, ainsi que nous l’avons déjà dit ; sans doute toutes les membranes muqueuses ne sont pas pourvues de ces organes, mais on en trouve dans un très-grand nombre. Les mollusques possèdent des cils vibratiles sur la muqueuse du canal intestinal et aussi sur la peau, de sorte qu’ils ont comme un vêtement complet de membranes vibratiles. Dans les animaux plus élevés, les cils vibratiles ne se montrent plus guère sur la peau : ainsi, chez les vertébrés, tous les mouvements ciliaires sont relégués à l’intérieur du corps ; cependant certains vertébrés en pré-
sentent encore sur leur peau, à l’état de larves : les têtards de grenouille, par exemple ; mais au fur et à mesure que l’animal se développe, les mouvements ciliaires se concentrent dans la queue, et finissent également par se réfugier dans les membranes muqueuses internes.
Purkinje et Valentin ont surtout étudié les différentes membranes sur lesquelles on rencontre des cils vibratiles.
Disons tout d’abord que ces organes ne sont pas un privilège exclusif des muqueuses, bien qu’on les • trouve plus souvent là qu’ailleurs; on en rencontre aussi dans les cavités closes, les membranes séreuses, comme l’arachnoïde, les ventricules du* cerveau, etc.