SIXIÈME LEÇON
DE.«i imOUVEHENTiS CHEZ LES ÊTRES ITVAIVTS. DU MOUVElflEIVT CILIAIRE OU VIBRITILE.
12 avril mit.
SOMMAIRE. — La manifeslalion des phénomènes vitaux est étroitement liée à celle des phénomènes physico-chimiques. — Los propriétés vitales résident dans les éléments organiques.
Df.s mouvements chez les êtres vivants. — Mouvements dus à des propriétés purement physiques. — Mouvements vitaux proprement dits. — Mouvement ciiiaire. — Mouvement sarcodique. — Mouvement musculaire. — Les mouvements ciiiaire et sarcodique existent chez les végétaux.
Du MOUVEMENT CILIAIRE OU viBUATiLE. — 11 réside dans les cellules vibratiles. — ■ Cellules vihratiles isolées; infusoires ciliés. — Cellules vibratiles réunies en membranes. — Des mouvements vibratiles chez les invertébrés. — Des membranes vibratiles chez les vertébrés ; recherches de Purkinje et de Valentin. — Des principaux organes dans lesquels ont les trouve : voies respiratoires, canal digestif, organes génitaux mâles et femelles, etc.
122 l'élémiînt contractile.
— Caractères des mouvements vibratiles ; leur constance. — Leur rôle dans l'accomplissement de la génération. — Les mouvements vibratiles sont indépendants du système nerveux.
— Aucun poison ne les détruit, — Les anesthésiques les suspendent. — Intensité et directions des mouvements vibratiles.
Nous entrons aujourd'hui dans l'analyse des circonslances qui président à la manifestation des phénomènes vitaux. Ces phénomènes ne peuvent pas se produire sans être accompagnés de phénomènes physico-chimiques qui leur .servent de conditions et de milieu : il y a donc entre ces deux ordi^es de faits un parallélisme complet et une dépendance mutuelle, de sorte que si les phénomènes physico-chimiques diminuent d'intensité, les phénomènes vitaux s'affaiblissent également.
Or, les propriétés vitales résident toujours dans les organes élémentaires des êtres vivants, qui sont ainsi le siège véritable de tous les phénomènes de la vie. C'est donc à leur étude que se ramènent toutes les questions physiologiques, soit à l'état normal, soit à l'état pathologique ; et quand nous nous occupons d'un phénomène vital, quel qu'il soit, la première chose à déterminer, c'est la partie histologique dans laquelle il se manifeste.
Il ne faut point, du reste, s'effrayer de la grande diversité de phénomènes qu'on observe chez les êtres vivants; tous ces phénomènes piwntent dos points communs, et, envisagés d'une manière convenable, ils se ramènent à un petit nombre de classes bien