INTENSITÉ DES MOUVEMENTS CILIÂIRES
le trajet (fig. 31). Certains parasites, qui vivent dans l'intérieur de nos organes, ne peuvent s'y reproduire ipie par un procédé analogue. Ainsi un helminthe, parasite des poumons, observé par M. Davaine, a
Fig. 31 . — Œsophage de grenouille pour montrer l'action des cils vibratiles qui font pénétrer les substances dans l'estomac. Lo fétu de paille engagé dans l'œsophage chemine de la position A A à la position A' A' et ainsi de suite.
cependant des œufs qui ne peuvent se développer que dans le canal intestinal : il y avait là un fait trèssingulier, que les mouvements vibratiles sont venus expliquer tout naturellement.
Un de nos élèves, M. Calliburcès, a imaginé un appareil fort ingénieux qui permet de mesurer les variations d'intensité des mouvements vibratiles.
Cet appareil consiste en un flacon de verre carré ayant /ï9 centimètres carrés de base, sur 17 centi-
^^J^ l'jîliîmknt contractile.
mètres de hauteur (fig. .^2), coupé transversalement en deux parties égales A et B. L'une des parois de la moitié inférieure est percée au milieu de son tiers supérieur d'un très-petit trou, dans lequel est engagV' un fil d'aluminium servant d'axe à un cylindre de 1 centimètre de longueur et faisant corps avec celui-ci. L'extrémité extérieure de cet axe est le centre d'un cadran G extérieurement gravé sur la paroi du flacon et dont les divisions sont décrites par un fil de verre très-mince F. Il résulte de cette disposition que ce petit index entraîné au moindre mouvement du cylindre permet d'évaluer la rapidité avec laquelle tourne ce dernier lorsqu'il est poussé par les vibrations des cils de l'épithélium. .
Pour concevoir comment ceux-ci lui transmettent leur mouvement, il importe de savoir comment est garnie la moitié supérieure du flacon et de quelle façon elle s'adapte à la moitié inférieure.
L'orifice du flacon est fermé par un couvercle métallique N auquel est soudée intérieurement une tige prismatique de cuivre K. Celle-ci descend jusqu'en dedans do la moitié inférieure du vase où son extrémité va pénétrer dans une rondelle percée qui se trouve fixée au fond du flacon et par laquelle elle est maintenue dans une position verticale lorsqu'on réunit les deux parties du vase. Une bande de laiton ce entoure le flacon au niveau de sa section horizontale et forme une gorge qui empêche l'une des parties de glisser sur l'autre. Une tablette de cuivre
V'y^. 33. — Appareil de iM. Callibvircôs pour mesurer les variations d'inlcnsilc des mouvcmcnis vibratilcs.
''^l'-^ l'élément CONTUACTILL.
lionzoïiUilc H, pcrcéo d'une ouverture de mèuie forme que la section transversale de la tige peut se mouvoir verticalement le long de cette tige qui la traverse. Au moyeu d'une longue vis de rappel J J dont le pas pénètre dans un écran taraudé à travers cette tablette, elle est déplacée dans un sens ou dans l'autre. La tête M de celte vis fait saillie au-dessus du couvercle. En la tournant à droite ou à gauche, .on élève ou on abaisse la plaque métallique ainsi que la réglette destinée à indiquer la hauteur à laquelle on l'a élevée. Cette réglette LL est formée d'une petite lame de métal soudée par son extrémité inférieure à la tablette de cuivre au-dessus de laquelle elle s'élève perpendiculairement jusqu'au delà du couvercle. Son extrémité supérieure le traverse librement et porte des divisions au moyen desquelles se mesure la hauteur de la tablette. Pour plus de précision, la tête de la vis est partagée en degrés que l'on compte à partir d'un point de repère 0, et dont le nombre représente les fractions de division à ajouter à l'indication de la réglette. Deux ouvertures sont pratiquées dans le couvercle : par la première on introduit un thermomètre P; à la seconde on adapte un tube de sûreté Q. La disposition de la tablelle de cuivre et ses dimensions sont telles qu'en rapprochant de la moitié inférieure du flacon sa moitié supérieure, on puisse faire reposer le cylindre mobile sur les cils vibratiles de la membi-ane épithéliale R, étalée d'avance sur une feuille de liège I
INTENSITÉ Di-S MOUVEMENTS CILIAIRES. 1 /l3
acihcrciite à la lablcttc. M. Calliburcès désigne sous le nom de porlc-épithélium la plaque de euivre recouverte de liège. L'extrémité inférieure du fil d'aluminium vient buter contre une lamelle de verre qui l'empêche de se déplacer selon sou axe ; cette môme extrémité trouve un point d'appui contre un stylet très-mince enfoncé verticalement dans le liège, de sorte que les cils vibratilcs ne communiquent pas au cylindre un mouvement de translation, mais seulement un mouvement de rotation qui est traduit à l'extérieur par l'aiguille du cadran. Le poids du cylindre de verre, y compris celui du fil d'aluminium avec son index de verre, est de 0^' ,01^.