‹ Lecons sur les proprietes des tissus vivantsChapitre 54 sur 140 · CL. BEnSARD · texte numérisé non relu

CL. BEnSARD

ï/lO l'élémiînt contractile.

la température en diminue l'intensité et la rapidité ; son élévation produit l'effet contraire, mais tant qu'on reste dans certaines limites. Ainsi, l'œsophage d'une grenouille ne présente aucun mouvement vibratile à 0 degré; lorsqu'on élevé progressivement la température, ces mouvements croissent parallèlement. Le temps moyen d'une révolution de l'aiguille de l'appareil de M. Calliburcès est de 22' â" quand la membrane vibratile est à la température ambiante (de 12 à 19 degrés), et de 3' 7" seulement lorsque cette température s'élève vers 28 degrés. Cette intensité va en augmentant jusqu'à 50 ou 60 degrés, point à partir duquel le mouvement commence à diminuer , pour cesser complètement à 80 degrés, et ne plus reparaître désormais : car c'est un caractère des phénomènes vitaux de pouvoir renaître par une élévation de température, quand on les a arrêtés au moyen du froid, et de ne le pouvoir plus quand c'est la chaleur qui les a détruits : la matière organique est alors altérée sans remède, peut-être par la coagulation de certains éléments.

Le sec et l'humide exercent aussi une certaine influence sur ces mouvements, qui sont, à vrai dire, des mouvements aquatiques. Les animaux qui en possèdent à l'extérieur, — comme les têtards de grenouille et les mollusques, — vivent dans l'eau, et les membranes muqueuses ou séreuses qui les présentent chez tes animaux supérieurs sont toujours baignées de

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