LÉSIONS DES GLANDES
j Inflammatoire.
/Acné congestive. Rosea.
/ Miliaire.
J Pustuleuse.
* Indurée.
I Punctata.
Soyeuse.
Coruée.
’ Glande» pileuses. . .
\ Glandes sudoripares.
1 Avec rétention I des produits a de sécrétion .
j Av f «“étion j A , ne mbacelli I de s . pr oduit» ( F|ux I sécrétés. ...»
I Hypertrophie ou i Variolifonne.
\ atrophie de la J Hypertrophique.
\ glande \ Àtropiiique.
( Acné pilaris.
Acné éléphant iasique.
Acné sébacée des régions velues.
Abcès tuberculeux de l'aisselle.
CaucroVdos
Classification des affections spéciales . — Alibert entrevoyant les imperfections de la classification anatomique de Willan, conçut l’idée de grouper les affections de la peau selon une méthode naturelle, en réunissant dans une même classe toutes celles qui pouvaient être rattachées les unes aux autres par les liens de causalité, de marche, de terminaison et de traitement identiques. Mais parvint-il à fonder une classification naturelle? Je n’hésite pas à répondre négativement.
Le célèbre professeur, adoptant les expressions populaires de teigne et de dartre , en fit deux grandes classes comprenant, la première, les maladies du cuir chevelu, et la deuxième, les maladies nombreuses et variées qui peuvent exister sur le reste du tégument externe ; en outre, il avait admis les neuf classes suivantes : les pliques, les éphélides, les cancroïdes, les lèpres, les pians, les ichthyoses, les syphilides, les psorides, les scrofules; enfin il avait établi les subdivisions de ces classes en pre-
nant pour base la lésion locale prédominante : les dartres, par exemple, offraient les variétés furfuracée, squameuse,
crustacée, rongeante, pustuleuse ; la teigne, les
variétés faveuse, granulée, furfuracée, amianlacée...
Ne vous semble-t-il pas que cette classification ne répond nullement aux principes que l’auteur y avait inscrits en tête? Les teignes comprennent-elles des affections de même nature, ou au contraire des affections scrofuleuses, dartreuses, parasitaires..., c’est-à-dire de nature différente? Le seul lien qui les unit n’esl-il pas exclusivement anatomique? La seule notion de siège au cuir chevelu, qu’entraine à sa suite l’expression teigne, n’est-elle pas insuffisante à vous donner une idée de la marche, de la durée, du traitement convenable de l’affection? Ces réflexions enfin ne sont-elles pas applicables à la plupart des autres groupes de sa classification?
En 1832, Alibert créa une classification nouvelle, mais basée sur les mêmes principes, enfanta son arbre des dermatoses qui comprenait douze classes, les dermatoses : 1° eczémateuses; 2° exanthémateuses; 3° teigneuses; A"dartreuses; 5° cancéreuses; 6° lépreuses; 7* véroleuses; 8° slrumeuses; 9" scabieuses; 10’ hémateuses; 11° dyschromateuses ; 12° hétéromorphes.
Chacune de ces classes comprenait un nombre variable d’affections, dont voici l’énumération :
1° Eczémateuses. — Érythème, érysipèle, pemphix (pemphigus), zoster, phlyzacia (eclhyma), cnidosis (urticaire), épinyctide, variété de lichen herpétique nocturne, olophlyctide (herpès phlycténoïde), ophlyclide, pyrophlyclide (pustule maligne), furoncle et charbon.
CLXSSIEICATIONS UKRMATULOGIyUES. 9
2" Exanthémateuses. — Variole, vaccine, clavelée (pelilc vérole des moutons), varicelle, nirle (exanthème papuleux lenticulaire de vingt-quatre à trente-six heures, succédant souvent àla rougeole), roséole, rougeole, scarlatine, miliaire.
3° Teigneuses. — Achor (teigne muqueuse), trichoma (plique polonaise), porrigine (pityriasis et eczéma chroniques, porrigo decalvans).
h° Dartreuses. — Herpès, vains (acné), mélitagre, esthiomène.
5* Cancéreuses. — Carcinome, kéloïde.
6° Lépreuses. — Leuce (lèpre des Hébreux), spiloplaxie (malemort des arabisles), radezyge (lèpre du nord), élcphanliasis.
7° Véroleuses. — Syphilides, mycosis ( pian et frambœsia ) .
8° Strumeuses. — Scrofule, farcin.
9" Scabieuses. — Prurigo, gale.
10° Hémateuses. — Pétéchies, péliose (purpura).
Il” Dyschromateuses. — *Panne (taches de rousseur, pityriasis versicolor, nigra), achromie.
1 2” Hétéromorphes. — Verrues, dermatolysie {cutis lapsus), onygose (tourniole), næve ( nœvtis mat émus), tylose (cors aux pieds), ichthyose.
Est-il besoin d’insister sur les défauts de cette classification et de vous démontrer que la plupart des affections de chacune de ces classes n’ont aucun droit à se trouver les unes à côté des autres (érythème et érysipèle, classe des dermatoses eczémateuses ; porrigo decalvans et eczéma, classe des dermatoses teigneuses ; scrofules et farcin, classe des dermatoses strumeuses, etc.)?
Concluons donc en affirmant que l’idée d’une classili-
cation naturelle régna sans doute dans l’esprit d’Alibert, mais ne reçut jamais sa parfaite exécution. Comment pouvait-il en être autrement? Alibert ne confondait-il pas aussi la maladie, l’afTection, la lésion et le symptôme? n’était-il pas aussi organicien (pie Willan et ses sectateurs?
Nous avons remplacé celte classification par le grand tableau suivant, d’après lequel nous admettons deux classés : la première comprenant les affections de la peau en voie d’évolution (affections pathologiques de cause interne ou externe) ; la deuxième, les affections de la peau arrêtées dans leur évolution (affections stationnaires, difformités congénitales et acquises).
Voici ce tableau :