VI PRÉFACE
ficile dont la solution a fait le sujet principal de mes leçons.
J'ai essayé de répandre la lumière sur ce point important de séméiotique : au lecteur de dire si j'ai atteint mon but.
Les difficultés, si grandes et parfois inextricables, que fait naître le diagnostic des éruptions vénériennes, s'expliquent par la multiplicité des formes que présentent ces éruptions. On trouve, en effet, dans les syphilides, toutes les formes des éruptions cutanées ; on y retrouve toutes les variétés que peuvent produire le siège élémentaire, le mode pathogénique et le cachet diathésique.
Dans certaines syphilides, on ne saurait élever le moindre doute sur le siège anatomique de l'éruption; exemple : Yacné syphilitique, dans laquelle il est de toute évidence que l'inflammation occupe la glande sébacée ou le crypte pilifère.
Quant aux diversités du mode pathogénique, elles ne sont que trop manifestes dans les éruptions cutanées d'origine vénérienne. La pustule, mode essentiellement inflammatoire, s'y rencontre à côté du tubercule, simple vice de nutrition; l'inflammation résolutive à côté de l'inflammation ulcéreuse. Ici, l'on constate une hypertrophie cutanée avec des éléments fibro-plastiques , ailleurs, de véritables gommes de la peau.
Enfui, sous le rapport du cachet diathésique, ai-je besoin de rappeler la couleur propre, le siège topographique, la forme, la disposition des éléments éruptifs, l'absence de prurit.